Des mouvements citoyens, des acteurs de la société civile, des groupes de pression, des jeunes ainsi que des chefs de chefferies et de groupements du territoire de Mahagi, en Ituri, expriment leurs préoccupations à la suite d’un redéploiement présumé des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) le long de la frontière avec l’Ouganda.

Selon des sources locales, le nouveau gouverneur de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba, aurait ordonné aux militaires de quitter plusieurs positions situées sur différents axes frontaliers.

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Les positions concernées seraient notamment celles de Mukambo, Mahagi-Port, Piste ya Jegu, Njakanja, Togo, Anzida, Adyero, Azalama, Simbi et Mont Zeu.

Cette situation suscite des inquiétudes parmi les notables de Mahagi, qui redoutent un affaiblissement du dispositif sécuritaire dans cette partie de la province. Ils affirment également que des éléments de la Convention pour la révolution populaire (CRP), présentée comme étant basée en Ouganda et alliée à la rébellion du Front pour la Refondation de la Nation (FRN-M23) ex AFC, traverseraient désormais la frontière vers la RDC sans être inquiétés.

Face à ces préoccupations, les représentants communautaires appellent les autorités à faire preuve de prudence dans toute réorganisation du dispositif militaire. Ils demandent notamment le maintien d’une présence sécuritaire suffisante le long de la frontière, estimant que les relations de confiance avec l’Ouganda ne devraient pas entraîner un relâchement de la vigilance.

Contacté au sujet de ces allégations, l’administrateur militaire du territoire de Mahagi, le colonel Disanoa Lola, s’est réservé de tout commentaire dans l’immédiat. Il a indiqué vouloir se référer à sa hiérarchie avant de communiquer sa version des faits.

Jean-Claude Mukulu

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