Le parti politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) demande au gouvernement de réexaminer la décision interdisant son fonctionnement sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une correspondance datée du 19 octobre 2026 et adressée au vice-Premier ministre, la formation politique conteste cette mesure, qu’elle estime susceptible de porter atteinte aux droits de ses membres et sympathisants.
Dans sa démarche, le LGD appelle les autorités à reconsidérer cette décision à la lumière des faits, des principes de droit et des exigences liées à la préservation de l’État de droit.
Le parti rappelle que son engagement repose notamment sur la promotion d’une gouvernance responsable, la primauté du droit, la transparence, la lutte contre la corruption et le respect des libertés fondamentales. Il affirme également privilégier la compétition démocratique et le règlement des divergences politiques par le dialogue et le respect des institutions républicaines.
Sur le plan juridique, le LGD invoque la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en RDC. Selon lui, une décision de cette portée devrait reposer sur des faits précis, établis et juridiquement fondés, et être suffisamment motivée pour permettre au parti concerné de comprendre les griefs retenus contre lui et d’y répondre par les voies appropriées.
La formation politique considère ainsi l’interdiction de ses activités comme une mesure particulièrement restrictive, susceptible de compromettre son fonctionnement et l’exercice des droits politiques de ses membres et sympathisants.
Dans cette correspondance signée par Franklin Tshiamaïala Manyiku, le LGD formule officiellement sa demande de réexamen de la mesure d’interdiction à l’échelle nationale.
