La crise alimentaire et économique qui sévit dans le groupement de Mbinga-Nord, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, compromet les conditions d’apprentissage de nombreux élèves du primaire. Certains enfants se rendent en classe sans avoir mangé, tandis que d’autres ne disposent pas d’uniformes scolaires faute de moyens financiers de leurs parents, alerte la société civile locale.
Dans une alerte parvenue à La Prunelle RDC, la société civile de Mbinga-Nord déplore une situation qui affecte les élèves depuis le début de l’année scolaire 2026-2027 et pourrait avoir des conséquences sur leurs performances scolaires ainsi que sur leur santé.
Les établissements les plus touchés sont notamment les écoles primaires Nuru, Sanzi, Bulangizi, Mukwidja, Meje et Gloria. Ils sont situés dans plusieurs villages et localités, dont Muganzo, Mukwidja, Kabugizi, Kiniezire, Krango, Ntabwimba/Ruhunde, Mweha, Kalangali 1 et 2, Kazo, Makengere et Ntamasasa.
« Pour cette année 2026, plusieurs écoliers des écoles primaires du groupement de Mbinga-Nord, en territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, sont dans une situation critique qui les empêche de bien suivre les cours », indique la société civile dans son alerte.
Selon Benjamin Muganzi, président de cette structure citoyenne, de nombreux enfants fréquentent l’école sans uniforme et arrivent en classe le ventre vide, parfois après avoir passé la nuit sans manger à leur faim.
La société civile rapporte également que certains enfants, confrontés à la faim, consomment du manioc sec, des mangues non mûres et du sel. Cette situation suscite des inquiétudes quant aux risques pour leur santé et à leurs capacités de concentration pendant les cours.
Face à cette précarité, la société civile de Mbinga-Nord appelle les personnes de bonne volonté, les organisations humanitaires et les organisations non gouvernementales à se mobiliser en faveur des familles affectées.
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Elle cite notamment le Programme alimentaire mondial (PAM), la FAO, Caritas, ACTED et le Fonds social, auxquels elle demande d’apporter une assistance en vivres et en biens non alimentaires afin d’améliorer les conditions de vie des populations et de favoriser la poursuite de la scolarité des enfants.
