La Société Civile Forces vives de Kalonge, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, alerte sur la recrudescence des actes d’insécurité dans le groupement de Kalonge, en chefferie de Buhavu. Dans un communiqué publié ce samedi 17 octobre 2026, cette structure dénonce des incursions répétées d’hommes armés dans les domiciles, marquées notamment par des vols, des tortures et des meurtres. Elle appelle les autorités à renforcer urgemment la sécurité et à poursuivre les auteurs présumés de ces violences.
Selon ce communiqué, des hommes armés de fusils et d’armes blanches feraient régulièrement irruption dans les maisons des habitants, parfois presque quotidiennement. Ces attaques alimentent la peur au sein de la population et compromettent la sécurité des personnes et de leurs biens.
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Parmi les incidents rapportés figure le meurtre d’une femme âgée de 34 ans à Bweramvula, dans le village de Cifunzi. D’après la société civile, la victime aurait été tuée à l’arme blanche, un couteau lui ayant été enfoncé dans la poitrine. Le communiqué ne précise toutefois ni l’identité des auteurs présumés ni les circonstances exactes du crime.
Un autre cas de violence aurait été enregistré le vendredi 16 octobre, vers 10 heures, dans le sous-village de Lushenyi, à Cifunzi. Une infirmière de l’Hôpital général de référence (HGR) de Kalonge, qui revenait de sa garde, aurait été violemment torturée à son domicile par des hommes cagoulés, selon la même source. Aucune précision n’a été communiquée sur son état de santé ni sur l’ouverture éventuelle d’une enquête.
Les activités quotidiennes menacées
Pour la Société civile Forces vives de Kalonge, cette insécurité ne se limite pas aux atteintes à l’intégrité physique des habitants. Elle perturbe également les activités quotidiennes et menace les moyens de subsistance des ménages.
La crainte de nouvelles attaques risque notamment d’empêcher les habitants de vaquer librement à leurs occupations, en particulier les travaux champêtres dont dépendent de nombreuses familles. La structure estime que cette situation fragilise davantage les conditions de vie de la population et porte atteinte à ses droits fondamentaux, notamment au droit à la vie et à la sécurité.
Des enquêtes et un renforcement sécuritaire réclamés
Face à cette situation, la société civile demande aux autorités militaires et policières de renforcer urgemment les équipes de sécurité dans le groupement de Kalonge. Elle plaide pour une présence adaptée aux réalités locales afin de prévenir les incursions dans les domiciles et de permettre aux habitants de reprendre leurs activités en toute sécurité.
Elle appelle également la population à redoubler de vigilance et à signaler aux services compétents tout comportement suspect susceptible de menacer la sécurité collective.
Sur le plan judiciaire, la structure réclame des enquêtes sérieuses pour identifier, rechercher et poursuivre les auteurs présumés des violences dénoncées. Elle insiste particulièrement sur la nécessité d’établir les circonstances du meurtre de Bweramvula et de l’agression contre l’infirmière à Lushenyi.
Pour cette organisation citoyenne, la lutte contre l’impunité est indispensable pour prévenir de nouvelles attaques et restaurer la confiance de la population envers les institutions chargées de sa protection.
En attendant une réaction officielle des autorités militaires, policières et judiciaires, la Société civile Forces vives de Kalonge affirme qu’elle ne restera pas silencieuse face à cette dégradation de la situation sécuritaire. Elle appelle à des mesures concrètes pour protéger les civils et rétablir la sécurité dans cette partie du territoire de Kalehe.
