À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, les familles victimes des incendies survenus dans le quartier Cahi, notamment aux Camps Régis et sur l’avenue Kissimu, à Bukavu, au Sud-Kivu, disent éprouver d’importantes difficultés à préparer leurs enfants pour la reprise des cours.
Ces familles ont perdu leurs maisons et une grande partie de leurs biens dans les sinistres. Elles affirment ne disposer ni de moyens financiers suffisants ni, pour certaines, d’un logement stable pour faire face aux dépenses liées à la rentrée scolaire.
Lire aussi : Bukavu : cinq membres d’une même famille périssent dans un incendie à Nkafu
Parmi les victimes, Shandrack Kawole Wole David, père de famille, explique avoir tout perdu dans l’incendie, alors que sa famille est également endeuillée après le décès de l’un de ses enfants. Il appelle les personnes de bonne volonté à leur venir en aide.
« Que ce soit des stylos, des cahiers, des sacs à dos, aidez-nous, car nous n’avons rien. »
Sur l’avenue Camps Régis, Nadine Mulondani fait également face à cette situation. Sa maison ayant été entièrement calcinée, elle dit ne plus savoir comment préparer ses sept enfants pour la rentrée.
« J’ai sept enfants. Les préparer pour la rentrée scolaire est vraiment difficile parce que je n’ai rien. Tout a été brûlé. »
Pour Malimingi Luc, également victime de l’incendie, les priorités dépassent même les fournitures scolaires. Sa famille vit actuellement dans des bâches et doit d’abord trouver un abri plus sûr à l’approche de la saison des pluies.
« Préparer la rentrée scolaire des enfants, réunir le nécessaire pour aller à l’école, c’est difficile étant donné que nous n’avons pas de logement. Nous dormons dans des bâches. Si nous trouvons de l’argent, le premier réflexe serait d’acheter des bâches parce que la saison de pluie approche. Nous craignons que les enfants tombent malades. »
La Société Civile appelle à l’aide
Face à cette situation, la Société civile du quartier Cahi, par la voix de Shukuru Lwekya, appelle les autorités locales et les organisations non gouvernementales à intervenir en faveur des familles sinistrées.
Elle demande notamment un soutien permettant aux enfants victimes des incendies de disposer des fournitures nécessaires et de reprendre les cours dans de meilleures conditions.
Pour les acteurs locaux, l’urgence est d’éviter que les conséquences des incendies ne compromettent davantage la scolarité des enfants déjà fragilisés par la perte de leurs logements et de leurs biens.
La Société civile rappelle par ailleurs que le droit à l’éducation est garanti en République démocratique du Congo et appelle à une mobilisation collective afin d’offrir à ces enfants les conditions nécessaires pour poursuivre leur scolarité et éviter qu’une situation de précarité prolongée ne les expose à d’autres vulnérabilités.
Divine Busime et Marie-Paule Chirha
