Des centaines de personnes déplacées ayant fui les affrontements entre les combattants Wazalendo et l’AFC-M23 dans la région de Kavumu (Kabare) sont arrivées depuis le dimanche 2 août 2026 dans le groupement de Bitale, Chefferie de Buloho (Bunyakiri) territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Face à cette nouvelle vague de déplacements, le mouvement citoyen Observatoire d’Actions Parlementaires et Gouvernementales (OBAPG-RDC), noyau de Kalonge, alerte sur une situation humanitaire qu’il qualifie de préoccupante et appelle à une intervention urgente des autorités et des organisations humanitaires.
Selon l’OBAPG-RDC, ces familles ont quitté leurs localités dans la précipitation pour échapper aux violences armées qui opposent les Wazalendo et les combattants de l’AFC-M23 dans la région de Kavumu. Arrivés à Bitale sans ressources, les déplacés font désormais face à d’importantes difficultés pour satisfaire leurs besoins essentiels.
Yoweli Nyabirungu, militant de l’OBAPG-RDC, indique que les déplacés vivent dans des conditions extrêmement précaires, marquées par un manque d’eau potable, de nourriture, d’abris et d’accès aux soins de santé.
« Depuis le dimanche 2 août 2026, beaucoup de déplacés sont actuellement dans le groupement de Bitala, fuyant les affrontements qui ont opposé les groupes Wazalendo au mouvement de l’AFC-M23 au niveau de Kavumu. Ils sont arrivés en masse, craignant pour leur sécurité. Aujourd’hui, ils n’ont accès ni à l’eau potable, ni aux soins de santé, ni aux denrées alimentaires nécessaires à leur survie. Leur situation humanitaire reste très préoccupante », a-t-il déclaré.
Le mouvement citoyen affirme que cette nouvelle vague de déplacements exerce une pression supplémentaire sur les communautés d’accueil, elles-mêmes confrontées à des conditions de vie difficiles. Il craint une aggravation rapide de la crise humanitaire si aucune assistance n’est apportée dans les prochains jours.
Face à cette situation, l’OBAPG-RDC lance un appel aux organisations humanitaires nationales et internationales afin qu’elles déploient rapidement une assistance d’urgence en faveur des ménages déplacés.
« Nous lançons un cri d’alarme aux ONG et aux acteurs humanitaires pour qu’ils pensent à ces populations en détresse. Ces familles ont fui leurs maisons dans la précipitation, sans pouvoir emporter le minimum nécessaire. Elles sont aujourd’hui victimes d’une guerre dont elles subissent les conséquences sans en être responsables », a ajouté Yoweli Nyabirungu.
L’organisation plaide notamment pour une assistance alimentaire, un approvisionnement en eau potable, la mise en place de soins de santé d’urgence ainsi que la distribution d’abris et d’articles ménagers essentiels afin d’améliorer les conditions de vie des personnes déplacées.
L’afflux de ces populations à Bitale confirme bien la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans plusieurs zones du Sud-Kivu, où les affrontements armés continuent de provoquer des déplacements massifs de civils. Cette nouvelle crise vient s’ajouter aux nombreuses urgences humanitaires que connaît déjà le territoire de Kalehe, régulièrement confronté aux conflits, aux catastrophes naturelles et à l’insuffisance des services sociaux de base.
Les acteurs locaux appellent enfin les autorités provinciales et les partenaires humanitaires à renforcer les mécanismes d’assistance et de protection en faveur des populations déplacées, afin d’éviter une aggravation de leur vulnérabilité et de répondre rapidement à leurs besoins les plus urgents.
