Les opérations de contrôle des documents administratifs des véhicules menées à Goma ont entraîné une diminution du nombre de bus et de taxis en circulation, provoquant une hausse des tarifs du transport en commun sur plusieurs axes de la ville.

Ce lundi 29 juin 2026, de nombreux usagers, notamment sur le tronçon Entrée Président–Birere, ont indiqué payer entre 1.000 et 1.500 francs congolais pour un trajet habituellement facturé à 500 francs en journée et pouvant atteindre 1.000 francs en soirée.

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Selon plusieurs conducteurs interrogés par La Prunelle RDC, cette situation est liée aux contrôles des documents administratifs imposés aux véhicules de transport en commun. Faute de disposer de tous les documents exigés ou des moyens financiers nécessaires pour les obtenir, de nombreux propriétaires ont préféré immobiliser leurs véhicules.

Un chauffeur explique que plusieurs documents sont désormais exigés lors des contrôles.

« Ils sont en train de nous demander des documents tels que les assurances, les plaques d’immatriculation et les documents de bord », témoigne-t-il.

Il affirme que le coût de la mise en conformité est difficile à supporter pour de nombreux exploitants.

« Une fois attrapé sans ces différents documents, le véhicule est amené au bureau et il n’est libéré qu’après la régularisation. La plaque coûte 220 dollars américains, l’assurance de trois mois revient à 160 dollars et le document B2 coûte 20 dollars. C’est pourquoi plusieurs d’entre nous préfèrent ne pas travailler. Ceux qui circulent ont soit déjà régularisé leur situation, soit disposent d’autres facilités. Nous, qui n’avons ni les moyens ni des connaissances, nous gardons nos véhicules à la maison », explique-t-il.

La baisse du nombre de véhicules disponibles a réduit l’offre de transport dans plusieurs quartiers de Goma, entraînant une augmentation des prix et compliquant les déplacements des habitants.

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Cette situation intervient alors que les autorités ont renforcé les contrôles visant à s’assurer que les véhicules de transport en commun disposent des plaques d’immatriculation et des documents administratifs requis avant de circuler sur la voie publique.

Christelle Omoyi

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