La session ordinaire de l’Examen d’État 2026 a été marquée par une forte baisse du nombre de candidats dans la province éducationnelle Maï-Ndombe 3. À Kutu, près de 2 000 finalistes n’ont pas pris part aux épreuves, conséquence directe de la grève prolongée des enseignants qui a perturbé le déroulement de l’année scolaire.
Selon les informations rapportées par Radio Okapi, plus de 10.000 élèves étaient inscrits au début de l’année scolaire dans cette province éducationnelle. Toutefois, seuls environ 8 000 candidats se sont effectivement présentés aux épreuves de l’Examen d’État, soit une diminution d’environ 20 % des effectifs.
Le ministre provincial de l’Éducation, Justin Iyolo, attribue cette baisse au mouvement de grève des enseignants, qui a duré plus de deux mois en raison du non-paiement de leurs salaires. Cette interruption prolongée des cours a fortement perturbé le calendrier scolaire et compromis la préparation de nombreux élèves.
Selon la même source, cette situation a également eu des conséquences sociales importantes. L’arrêt prolongé des activités scolaires aurait favorisé une augmentation des cas de grossesses précoces parmi certaines élèves, les empêchant ainsi de poursuivre leur scolarité jusqu’à la session des examens d’État.
Par ailleurs, plusieurs parents, inquiets de la qualité de l’enseignement après de longues semaines sans cours, ont préféré retirer leurs enfants de l’école avant la fin de l’année scolaire. Estimant que les apprentissages avaient été gravement compromis, ils envisagent désormais un retour à l’école lors de la prochaine rentrée, à condition que la situation sociale des enseignants soit régularisée.
Cette baisse significative de la participation à l’Examen d’État relance le débat sur la nécessité de garantir le paiement régulier des salaires des enseignants et de préserver la stabilité du calendrier scolaire afin d’assurer aux élèves des conditions d’apprentissage favorables et un accès équitable aux examens certificatifs.
