Les épreuves de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État se sont officiellement achevées ce jeudi 25 juin 2026 à Goma, mettant fin à plusieurs jours de concentration et de stress pour des milliers de finalistes. À la sortie des centres de passation, un sentiment de soulagement dominait chez les candidats, désormais tournés vers l’attente des résultats et leurs projets d’avenir.
Devant plusieurs établissements, notamment l’Institut Bakandja, le Complexe scolaire La Joie, le Complexe scolaire Amani et l’Institut Metanoia, les élèves ont célébré la fin des épreuves dans une ambiance marquée par des accolades, des photos souvenirs et des échanges entre camarades, traduisant le sentiment d’avoir franchi une étape importante de leur parcours scolaire.
Malgré les difficultés rencontrées au cours des différentes journées d’examen, de nombreux candidats se disent satisfaits du déroulement de la session et confiants quant à leurs résultats.
À l’Institut Bakandja, deux finalistes ont expliqué avoir retrouvé leur sérénité après quelques inquiétudes lors des premières épreuves.
« La dernière journée a été déterminante. Après un début un peu frustrant, nous avons réussi à nous adapter aux questions. J’espère obtenir au moins 60 % afin de poursuivre des études de médecine », a déclaré l’une d’elles.
Sa camarade partage le même objectif et espère également intégrer une faculté de médecine après l’obtention de son diplôme d’État.
Pour d’autres candidats, cette étape représente avant tout l’aboutissement de plusieurs années d’efforts. Élève du Complexe scolaire Saint Jean Marie Vianney ayant composé au centre du Complexe scolaire La Joie, Jeanvislas Bakayi affirme aborder cette période avec optimisme.
« Les examens se sont déroulés comme je le souhaitais. Je rends grâce à Dieu. Avec la confiance que j’ai, je suis optimiste quant à l’obtention de mon diplôme », a-t-il confié.
Au-delà des résultats, plusieurs finalistes réfléchissent déjà à leur avenir académique et professionnel. Aaron Kikandi, élève de l’Institut Sayuni, souhaite poursuivre des études universitaires tout en développant des activités entrepreneuriales.
« Je vise les 60 %. Une fois le diplôme obtenu, je compte intégrer l’université tout en développant mes propres activités », explique-t-il.
Dans les autres centres de passation visités, notamment au Complexe scolaire Amani et à l’Institut Metanoia, les candidats affichent également de grandes ambitions. Certains envisagent de poursuivre des études en santé publique, tandis que d’autres souhaitent s’orienter vers différentes filières universitaires.
Cette édition de l’Examen d’État s’est également distinguée par le comportement des finalistes. Contrairement aux années précédentes, aucune scène de déchirement d’uniformes ni d’actes de vandalisme n’a été observée à la sortie des centres de passation.
Cette attitude intervient après le communiqué publié par le maire de Goma, qui avait rappelé l’interdiction des manifestations violentes et qualifié ces pratiques de comportements rétrogrades à bannir.
En attendant la publication officielle des résultats, les finalistes disent vouloir profiter de cette période de repos tout en préparant leur prochaine étape. Pour beaucoup, la fin de l’Examen d’État marque non seulement l’aboutissement des études secondaires, mais aussi le début d’un nouveau parcours vers l’enseignement supérieur ou le monde professionnel.
Christelle Omoyi et Julienne Lusungu
