Le Caucus des députés nationaux, sénateurs et députés provinciaux du Haut-Uélé a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette province du nord-est de la République démocratique du Congo. Les élus ont exprimé leurs préoccupations lors d’une rencontre avec le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo.

Selon les parlementaires, l’incursion récente des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le village de Mungbere a provoqué, depuis une dizaine de jours, un important mouvement de population vers plusieurs localités voisines, notamment la ville d’Isiro.

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Les élus indiquent que de nombreuses familles ont fui les violences, parmi lesquelles des femmes, des enfants et des personnes vulnérables qui vivent actuellement dans des conditions précaires.

« Cette situation a entraîné un déplacement massif de populations dans les zones environnantes, mais surtout à Isiro, des hommes, des femmes et des enfants non accompagnés qui vivent aujourd’hui dans une situation de précarité. Le gouvernement provincial essaie de prendre des dispositions dans la mesure du possible, mais nous avons trouvé opportun de venir rencontrer le responsable de ce secteur au sein du gouvernement pour un plaidoyer et des réponses urgentes », ont expliqué les membres du caucus.

Au-delà de la menace sécuritaire liée aux ADF, les représentants du Haut-Uélé ont également attiré l’attention du gouvernement central sur la recrudescence du banditisme urbain dans la ville d’Isiro. Ils dénoncent une insécurité grandissante observée depuis plusieurs mois et plaident pour un renforcement des effectifs ainsi que des dispositifs de la Police nationale congolaise afin de protéger les populations.

Face à ces préoccupations, le Vice-Premier ministre Jacquemin Shabani Lukoo a rassuré la délégation quant à l’implication du gouvernement dans la gestion de cette crise. Il a affirmé que la situation du Haut-Uélé figure parmi les dossiers prioritaires suivis par les autorités nationales.

Le ministre de l’Intérieur a également annoncé l’organisation prochaine d’un comité interprovincial de sécurité. Cette rencontre devra réunir les autorités des provinces du Haut-Uélé, du Bas-Uélé, de la Tshopo, de l’Ituri et du Nord-Kivu afin d’élaborer une réponse coordonnée face aux défis sécuritaires qui affectent cette partie du pays.

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Pour les élus du Haut-Uélé, cette démarche constitue une opportunité de renforcer la coopération entre les provinces concernées et de mettre en place des solutions durables pour protéger les populations civiles, améliorer la sécurité et répondre aux besoins humanitaires des milliers de personnes affectées par les violences armées.

Trésor Wilondja

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