Le ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, de la Recherche Scientifique et des Innovations (ESURSI) a officiellement lancé de nouvelles plateformes numériques destinées à la fiabilisation des données du personnel enseignant et des apprenants de troisième cycle en République démocratique du Congo.

Cette initiative, portée par la ministre de tutelle, marque une nouvelle étape dans la modernisation du système de gestion académique et administrative du secteur de l’enseignement supérieur.

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Selon une note circulaire datée du 1er juin 2026, les membres du corps académique et scientifique disposent d’un délai d’un mois pour procéder à leur enregistrement sur la plateforme dénommée « Esursi-TraceEnseignants ».

Dans le même cadre, les apprenants de troisième cycle, qu’ils poursuivent leurs études en RDC ou à l’étranger, sont également appelés à s’enregistrer via la plateforme « Esursi-TraceApprenants ».

Le ministère précise que l’accès à ces outils numériques se fait à travers le portail officiel : https://minesursi.gouv.cd, en cliquant sur l’onglet correspondant.

À travers cette réforme, le gouvernement congolais entend moderniser la gestion des ressources humaines et académiques, tout en assurant une meilleure traçabilité des données dans les établissements de l’enseignement supérieur et universitaire.

La ministre a insisté sur le caractère permanent et évolutif de ces plateformes. Bien qu’une période d’un mois ait été fixée pour l’opération initiale de collecte des données, les outils resteront accessibles de manière continue afin de permettre les mises à jour régulières liées notamment aux promotions, changements de statut ou autres modifications administratives.

Le ministère précise également que la base de données utilisée lors de la phase pilote a été entièrement réinitialisée. En conséquence, tous les enseignants et apprenants concernés, y compris ceux ayant déjà participé aux essais précédents, doivent reprendre la procédure d’enregistrement.

À terme, une commission technique sera chargée de vérifier la conformité et la concordance des informations fournies avec les dossiers administratifs disponibles sur le terrain.

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Dans sa communication, la ministre appelle les responsables académiques et administratifs à assurer une large diffusion de cette mesure et met en garde contre les conséquences en cas de non-respect :

« De ce qui précède, j’en appelle à la prompte réaction des concernés (enseignants et apprenants troisième cycle) et à une large diffusion, par les autorités ci-haut citées, des présentes dispositions d’enregistrement, au risque d’exposer ceux qui n’y prendront part à des mesures administratives sévères », indique la note circulaire.

Par cette numérisation, le ministère de l’ESURSI ambitionne d’assainir le secteur de l’enseignement supérieur, de lutter contre l’informel et de renforcer la gouvernance académique grâce à une gestion centralisée et fiable des données.

Joseph Aciza

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