Un double meurtre a plongé l’agglomération de Nyamilima, dans le groupement de Binza en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), dans la peur et la consternation. Une femme de 43 ans et son fils de 20 ans ont été abattus dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2026 par un homme présenté par des habitants comme un présumé élément du M23.
Le drame s’est produit vers 22 heures au quartier Mapendo, où le suspect armé aurait fait irruption dans la parcelle des victimes avant d’ouvrir le feu.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les victimes sont Kabuo Kikuku Agnes, mère de quatre enfants, et son fils Kambale Kipuni Artemasse, âgé de 20 ans. Tous deux sont morts sur le champ après avoir été atteints par balles.
Des sources locales affirment que le présumé auteur semait déjà la terreur dans le quartier avant le drame. Il serait régulièrement impliqué dans des actes d’intimidation et d’extorsion contre les habitants.
« C’est un soldat habillé en tenue similaire à celle du M23 qui est venu. Il est entré dans l’enclos par la porte puis a menacé le père et la mère en réclamant de la boisson. Le papa lui a donné une somme d’argent qu’il a jugée insuffisante. Il a ensuite exigé qu’on lui trouve une femme comme concubine, mais on ne l’a pas bien compris. Lorsque le père est rentré dans la maison pour chercher un supplément d’argent, il a tiré sur la maman. Quand le fils est sorti de sa chambre externe, il a aussi été abattu. Les deux sont morts sur place », témoigne une source locale.
La même source affirme que le suspect circulait déjà dans plusieurs quartiers depuis 17 heures, menaçant des habitants avant de commettre ce double homicide.
Après les faits, le présumé assaillant a pris la fuite vers une destination inconnue.
Depuis l’annonce du drame, un climat de psychose règne dans cette partie du territoire de Rutshuru. Plusieurs habitants affirment vivre dans une insécurité permanente et disent ne plus savoir vers qui se tourner pour obtenir une protection.
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Dans la région, les éléments du M23 sont régulièrement accusés par des civils d’être impliqués dans des exactions, notamment des pillages, des menaces armées et des violences contre les populations locales, particulièrement à Nyamilima et dans les champs périphériques.
