Une nouvelle vague d’insécurité a secoué le groupement de Mudusa, dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu. Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 mai 2026, des hommes armés non identifiés ont attaqué plusieurs habitations ainsi qu’un centre de santé au sous-village de Cirhagabwa II, situé à Ntundu, plongeant les habitants dans une psychose généralisée.

Selon les informations recueillies sur place, l’attaque s’est produite aux environs de 1 heure du matin. Les assaillants ont pris d’assaut au moins cinq maisons d’habitation ainsi qu’un centre de santé local où plusieurs biens de valeur ont été emportés.

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Le bilan fait état de nombreux ménages victimes de pillages. Des habitants affirment avoir perdu de l’argent, des téléphones, des vêtements et d’autres effets de valeur lors de cette incursion nocturne.

Contactée ce jeudi 28 mai 2026 par la rédaction de La Prunelle RDC, la Société Civile Forces Vives du groupement de Mudusa a fermement condamné cette nouvelle attaque qu’elle qualifie d’acte de banditisme visant à semer la terreur au sein de la population civile.

« La Société Civile Forces Vives de Mudusa condamne avec la dernière énergie ces actes de banditisme et d’insécurité », a déclaré Alain Ashuza, secrétaire rapporteur de cette structure citoyenne.

Selon lui, cette insécurité grandissante affecte profondément la vie quotidienne des habitants et freine les activités socio-économiques dans plusieurs villages du groupement de Mudusa.

« Cette insécurité chronique n’est pas seulement une menace physique directe, elle paralyse également toute la vie socio-économique de la région », a-t-il expliqué.

Face à cette situation jugée préoccupante, la société civile appelle les autorités compétentes à renforcer urgemment les dispositifs sécuritaires dans cette partie du territoire de Kabare.

La structure demande notamment l’intensification des patrouilles nocturnes ainsi qu’une meilleure protection des structures sanitaires et des habitations des civils.

« Nous appelons au renforcement urgent des mesures sécuritaires dans la zone, particulièrement autour des structures sanitaires et des habitations de la population », a insisté Alain Ashuza.

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La Société Civile invite également les habitants à renforcer la vigilance communautaire et à collaborer étroitement avec les services de sécurité afin de dénoncer tout mouvement suspect.

« Nous invitons la population à la vigilance et à collaborer avec les services de sécurité pour toute information utile », a-t-il ajouté, estimant que « c’est dans l’unité que le milieu défendra sa paix et sa stabilité ».

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte sécuritaire de plus en plus inquiétant dans plusieurs entités rurales et urbaines du Sud-Kivu.

À Bukavu également, les cas de cambriolages armés, de vols nocturnes et de crépitements de balles deviennent récurrents dans plusieurs communes de la ville.

Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 mai 2026, des tirs d’armes à feu ont notamment provoqué une vive panique parmi les habitants de la commune de Bagira, où des populations ont passé une partie de la nuit dans la peur.

Face à cette multiplication des incidents sécuritaires, plusieurs habitants appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour restaurer la sécurité dans les quartiers et villages de la province.

Landry Barhalibirhu

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