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    Le territoire de Kabare, dans la province du Sud-Kivu, enregistre depuis plusieurs semaines un nouvel afflux de familles déplacées fuyant les affrontements récurrents signalés dans plusieurs villages situés notamment aux alentours du Parc National de Kahuzi-Biega. 

    Cette insécurité persistante pousse des centaines de ménages à abandonner leurs habitations, leurs terres agricoles et leurs biens, aggravant davantage la crise humanitaire dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.

    Selon plusieurs déplacés rencontrés dans le groupement de Mudaka, la détérioration de la situation sécuritaire ne leur a laissé d’autre choix que de fuir précipitamment leurs villages pour sauver leurs vies. Certains déplacés affirment avoir parcouru plusieurs kilomètres à pied avec leurs enfants et quelques effets personnels avant de trouver refuge dans des familles d’accueil à Kongé et dans d’autres villages environnants.

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    Sur place, les conditions de vie demeurent extrêmement difficiles. Hébergées dans des maisons déjà surpeuplées et confrontées elles-mêmes à une situation économique fragile, les familles d’accueil peinent à répondre aux besoins croissants des déplacés. 

    Le manque de nourriture, d’eau potable, de couvertures, d’ustensiles de cuisine et d’abris adéquats expose davantage ces populations à une vulnérabilité accrue.

    « Nous souffrons beaucoup. Nous avons fui la guerre avec des enfants et des personnes âgées. Nous avons laissé nos maisons et nos champs derrière nous. Ici, nous vivons difficilement et nous ne savons plus comment nourrir nos familles », témoigne une femme déplacée originaire de Chibumbiro.

    Au-delà des difficultés alimentaires, plusieurs déplacés alertent également sur la dégradation de leur état de santé. Faute de moyens financiers et d’assistance médicale suffisante, de nombreuses familles disent recourir à l’automédication malgré les risques sanitaires encourus.  Les enfants malades, les femmes enceintes ainsi que les personnes âgées figurent parmi les catégories les plus affectées par cette situation.

    Des déplacés indiquent également que l’interruption des activités agricoles risque d’aggraver l’insécurité alimentaire dans les prochaines semaines. Ayant abandonné leurs champs en pleine saison culturale, plusieurs ménages craignent de ne plus disposer de réserves suffisantes pour survivre dans les mois à venir.

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    Les familles déplacées lancent un appel urgent aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin d’obtenir une assistance en vivres et en non-vivres. Elles demandent notamment un appui en nourriture, médicaments, couvertures, matelas, vêtements et autres biens de première nécessité pour améliorer leurs conditions de vie.

    Malgré les multiples difficultés auxquelles elles font face, ces familles déplacées gardent l’espoir d’un retour à la paix et à la stabilité dans leurs villages d’origine afin de pouvoir reconstruire leurs vies.

    Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija.

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