Le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo (MSCO) dénonce les violences, tracasseries et actes d’insécurité auxquels sont confrontés les habitants du village Marumbi, situé dans l’ex-localité de Banakiundila, près du centre de Musenga, dans le secteur des Bakano, territoire de Walikale au Nord-Kivu.

Dans une déclaration consultée ce lundi 25 mai 2026 par La Prunelle RDC, cette structure citoyenne accuse des éléments Wazalendo du général autoproclamé Kalumende d’être à l’origine des incidents signalés dans cette partie du territoire de Walikale.

Lire aussi : Nord-Kivu : une dizaine de morts dans un éboulement de terre à Walikale

Selon le MSCO, les faits remontent au vendredi 23 mai 2026 lorsqu’un groupe d’hommes armés s’est rendu dans le village de Marumbi affirmant mener des enquêtes sur le décès d’un habitant identifié sous le nom de Bonne Année Mingenya Maradona.

D’après les informations relayées par cette organisation, la victime serait décédée après avoir consommé des boissons fortement alcoolisées.

Cependant, le MSCO affirme que la situation aurait rapidement dégénéré après l’arrivée de ces hommes armés.

« Ces hommes armés attribués aux Wazalendo ont commencé à tirer plusieurs balles réelles, provoquant des détonations et pillant les biens de la population », indique la déclaration.

Ces événements ont créé une vive panique au sein de la population civile, déjà confrontée à une insécurité persistante dans le territoire de Walikale, particulièrement dans le secteur des Bakano.

Face à cette situation, le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo appelle les autorités locales et provinciales à ouvrir des enquêtes afin d’identifier et sanctionner les auteurs de ces actes.

La structure demande également la prise de mesures urgentes pour garantir la sécurité des habitants et mettre fin aux violences ainsi qu’aux tracasseries dénoncées par la population locale.

Depuis le début de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, plusieurs groupes armés se sont multipliés dans différentes zones, exposant davantage les populations civiles aux violations des droits humains, aux déplacements forcés et à l’insécurité.

Lire aussi : Walikale : alerte humanitaire après des déplacements massifs de populations de Ziralo vers Walowalwanda

Dans ce contexte, plusieurs analystes et acteurs de la société civile continuent d’appeler le gouvernement congolais à privilégier le dialogue interne afin de rechercher des solutions durables à la crise sécuritaire.

Certains estiment que malgré les initiatives diplomatiques et les négociations internationales en cours, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans plusieurs provinces de l’Est du pays.

Sylvie Bahati

Share.
Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.