Intervenons-nous

La Société Civile de Kasongo tire la sonnette d’alarme sur les conditions jugées inhumaines auxquelles font face les détenus ainsi que le personnel de la prison centrale locale.

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 27 février 2026, le deuxième vice-président de la Société Civile, Jean Amuri Kitoko, a dénoncé un « calvaire » vécu quotidiennement par les agents et les prisonniers de cet établissement pénitentiaire.

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Selon lui, les agents de la prison accusent trois trimestres d’arriérés de salaire, une situation qui fragilise le fonctionnement normal de la structure.

« Cette situation de précarité financière engendre des dysfonctionnements majeurs au sein de la prison », a déclaré Jean Amuri Kitoko.

Il souligne que l’absence de rémunération régulière affecte non seulement le personnel, mais aussi la gestion globale des détenus.

La société civile évoque également des frais élevés pour certains besoins essentiels. Elle cite notamment des montants atteignant 350.000 francs congolais pour l’approvisionnement en bougies.

Par ailleurs, des frais de visite variant entre 1.000 et 10.000 francs congolais seraient exigés pour accéder aux détenus, une pratique qui, selon les acteurs de la société civile, soulève de sérieuses préoccupations quant au respect des droits fondamentaux.

Face à cette situation, la Société Civile de Kasongo appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes et efficaces.

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Elle estime que ces pratiques compromettent le respect des droits humains et plaide pour une amélioration rapide des conditions de détention ainsi que du cadre de travail des agents pénitentiaires.

Esther Rehema

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