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Vingt-quatre (24) nouveaux cas de violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias en RDC ont été documentés durant le mois de Mai 2024 par l’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI).

Ces statistiques sont contenues dans un feuillet de monitoring des violations et abus contre les défenseurs des droits humains, des journalistes et médias en RDC.

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Dans ce rapport rendu public ce Mardi 11 Juin 2024 et parvenu à La Prunelle RDC, cette organisation œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, a documenté, « Vingt-quatre (24) nouveaux cas de violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias en RDC.

Ce chiffre, note PPI constitue une réduction car au mois d’Avril de l’année en cours, 35 cas avaient été enregistrés, soit une réduction de 11 cas.

Par ailleurs, au regard de l’intensification des cas, PPI publie chaque mois un feuillet de monitoring qui est non seulement l’un de ses outils de plaidoyer pour l’amélioration des conditions de travail des DDH mais également une preuve des différentes violations afin que tôt ou tard, les auteurs en soient punis.

A Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, par exemple, deux journalistes ont été interdits d’accéder à l’Assemblée provinciale lorsqu’ils allaient couvrir le second tour de l’élection du Gouverneur le 02 Mai 2024. Leurs badges d’accréditations avaient été ravis par le rapporteur de l’assemblée provinciale, le député Ananie Lunanga. Celui-ci les avait accusés d’avoir commenté le premier tour de ces élections revenant sur les incidents enregistrés. 

Pour ce cas, Partenariat pour la Protection  Intégrée se dit inquiet « Vis-à-vis de l’Ordonnance-Loi n°23/009 du 13 mars 2023 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse, d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication en République démocratique du Congo qui, en son article 83, exige à tout média en ligne œuvrant en RDC de posséder le nom de domaine « .cd » et de déclarer l’URL de son site internet ainsi que le/les nom(s) de son/ses fournisseur(s) d’accès!

Dans cette allure et comme cela venait d’en être le cas, le gouvernement veut contrôler les médias en ligne en décidant, à sa guise, de quel média désactiver. Il s’agit d’une disposition taillée sur mesure pour étouffer la liberté de la presse ».

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A cette liste des violations des droits des journalistes s’ajoutent les violations et abus contre les Défenseurs des Droits Humains, les violations de liberté publique et répression des manifestations ainsi que les violations et abus contre les activistes pro-démocratie.

Au regard de ce tableau sombre, l’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), condamne ces violations et abus à l’égard des défenseurs des droits humains.

Pour mettre fin à ces abus, PPI demande au gouvernement Congolais, de veiller au respect strict de tous les textes légaux qui promeuvent les droits des DDH, journalistes et médias afin de garantir la liberté de la presse et celle d’expression.

Au parlement, de faire le suivi en renforçant le contrôle auprès du gouvernement afin de se rassurer que les lois votées qui promeuvent les droits des DDH, journalistes et médias sont mises en application afin de garantir la liberté de la presse et celle d’expression en RDC.

Aux forces de l’ordre, de garantir l’ouverture de l’espace civique en encadrant les manifestations pacifiques en lieu et place de les réprimer comme c’est devenue la coutume.

Rappelons que la liberté de la presse est garantie en RDC par la constitution à son article 23. Cette liberté ne cesse d’être bafouée à Bukavu et dans plusieurs autres provinces du pays sous l’œil impuissant des autorités.

Séraphin Mapenzi

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