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L’ambassadeur de l’Union européenne, Jean-Marc Châtaigner a témoigné l’intention de cet organe qui réunit 27 États européens; à aider la RDC à tourner définitivement la page des conflits, mettre fin à l’économie de guerre; mais aussi aider à la justice transitionnelle et à la lutte contre l’impunité.

A l’occasion de l’ouverture du dialogue politique entre l’Union européenne et la République démocratique du Congo ce lundi 5 octobre 2020; celui-ci a insisté qu’il n’y aura pas de paix durable sans jugement des crimes commis; notamment ceux répertoriés dans le rapport Mapping de l’ONU, et sans réparation de toutes les victimes.

«Nous devons intensifier nos efforts pour aider la RDC à définitivement tourner la page des conflits; neutraliser les chefs et les profiteurs de guerre, mettre fin à l’économie de guerre; aider à la justice transitionnelle et à la lutte contre l’impunité. Permettez-moi, Monsieur le Premier ministre d’insister sur ce point : sans jugement des crimes commis; notamment les crimes rapportés par le rapport Mapping mais aussi tous ceux commis depuis lors; sans reconnaissance et réparation pour toutes les victimes, sans respect des droits de l’Homme; en premier lieu par ceux qui sont chargés d’appliquer la loi; il ne pourra jamais y avoir de retour à une paix durable.» a dit Jean-Marc Châtaigner.

L’ambassadeur a indiqué que l’Union européenne est disposée à poursuivre son engagement dans la réforme du secteur de la sécurité en RDC; dans ses différentes composantes dont la police, la justice et la défense.

«Avec le départ programmé de la MONUSCO; le défi du transfert de responsabilité progressif des responsabilités à la partie congolaise est un projet qui nous engage tous, en tant que partenaires et membres de ONU et en tant que partenaires de la RDC.» dit-il.

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Celui-ci reconnait que malgré les différentes initiatives des uns et des autres; la paix n’est pas encore totalement rétablie dans l’Est de la RDC. «Des populations continuent à souffrir de la guerre, des femmes continuent à être violentées.» a-t-il dit.

Le Rapport Mapping de l’ONU a totalisé 10 ans le 1er octobre dernier, depuis sa publication en 2010. Ce document a recensé 617 violations des droits humains, dont certaines pourraient être qualifiées de crimes contre l’humanité ou de génocide.

Plusieurs congolais ne cessent de demander la mise en œuvre des recommandations de ce rapport, à travers la création d’un tribunal pénal international pour le Congo; pour juge les auteurs de ces crimes, et mettre en œuvre les mécanismes d’une justice transitionnelle.

Museza Cikuru 

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