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Dans sa correspondance du 22 février dernier, adressée au coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) et à celui du Cap pour le Changement (CACH), l’Association pour l’Accès à la Justice (ACAJ) s’oppose fermement à l’idée des arrangements politiques dans la nomination des animateurs des entreprises publiques en RDC.

ACAJ dit avoir appris à travers différents médias qu’une éventuelle nomination des animateurs des entreprises de l’Etat est en gestation et ferait l’objet des pourparlers entre les différents partis de la coalition au pouvoir, dont le FCC et le CACH.

Pour Me Georges Kapiamba, président de ACAJ, il est impossible que les politiciens confondent souvent le mandat public et le mandat politique. Il rappelle qu’à l’époque coloniale, les sociétés publiques étaient bien gérées et réalisaient plus des profits car la politisation de ces dernières n’était pas d’application, contrairement à cette époque où les entreprises publiques sont gérées par les politiciens.

«La tentation qu’un groupe des partis politiques s’arroge le droit de conclure des arrangements particuliers et égoïstes pour se partager le patrimoine de l’Etat, à l’instar d’un butin de guerre, est non seulement indécente, mais également un déni total de l’Etat de droit tant rêvé par le peuple congolais » s’indigne ACAJ.

Elle parle d’une violation flagrante de la constitution du pays qui interdit la politisation des services de l’État. Et pense que cette méthode constitue une «mise à mort planifiée» de ces entreprises publiques concernées par lesdites nominations.

«Les nominations sur fond de clientélisme politique, népotisme et la culture de gestion ambiante constituent la véritable gangrène », ajoute Acaj.

Cette association rappelle qu’étant donné que certaines de ces entreprises publiques sont actuellement considérées comme défaillantes, il serait important que le président Félix Tshisekedi se méfie de cette ancienne pratique en nommant des personnes sur base des compétences afin de doter ces entreprises des animateurs capables de relever le défi.

L’alerte de ACAJ arrive après celle du Cadre de Concertation de la Société Civile en RDC. Son Président, Me Patient Bashombe avait indiqué que les entreprises publiques ne sont pas des « butins » des acteurs politiques.

Bertin Bulonza

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