Un drame lié à un conflit foncier d’héritage a coûté la vie à six personnes et fait plusieurs blessés, le samedi 11 avril 2026, dans le groupement de Miti, en territoire de Kabare.

    Le fait s’est produit dans le sous-village de Chahohoka, village de Kashusha, où une dispute familiale autour du partage d’un héritage a dégénéré en violence. Selon le président de la société civile du bureau de coordination du groupement de Miti, Raimond Rhubalike, six personnes ont perdu la vie, dont cinq membres d’une même famille, tandis que six autres ont été admises dans des structures sanitaires.

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    D’après les informations recueillies, un homme, estimant avoir été lésé dans le partage d’un héritage familial, aurait réagi violemment après avoir appris que certaines parcelles auraient été attribuées et même cédées sans son consentement.

    Alertés par les cris, des proches et voisins ont tenté d’intervenir, mais plusieurs d’entre eux ont également été victimes de cette violence. La situation a provoqué une forte émotion au sein de la communauté locale.

    Par la suite, l’auteur présumé des faits a été maîtrisé par des habitants avant d’être tué dans un acte de justice populaire, portant le bilan total à six personnes décédées.

    La société civile indique par ailleurs que des alertes auraient été lancées auparavant auprès des autorités compétentes concernant ce différend foncier, sans qu’une solution durable ne soit trouvée.

    Les autorités locales se sont impliquées dans l’organisation des obsèques des victimes et appellent au calme ainsi qu’au respect des voies légales pour le règlement des conflits.

    Ce drame relance le débat sur la gestion des conflits fonciers liés à l’héritage en République démocratique du Congo, où ces différends contribuent fréquemment à la dégradation des relations familiales, à des violences et à une insécurité foncière persistante.

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    Les organisations de la société civile soulignent également que ces conflits exposent particulièrement les personnes vulnérables, notamment les veuves, les orphelins et certaines femmes, souvent marginalisées dans l’accès aux droits successoraux.

    Pour rappel, un cas similaire avait été signalé le 7 septembre 2025 à Ibanda, où un différend familial autour de la vente d’une parcelle s’était soldé par un acte dramatique.

    Suzanne Baleke

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