À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée chaque 21 septembre, La Prunelle RDC asbl, ASCOV, RAI RDC et NVDD asbl ont sensibilisé les élèves du Complexe Scolaire Antioche, à Goma, dans la province du Nord-Kivu, sur la paix, la cohésion sociale et leur rôle dans la construction du vivre-ensemble.
L’activité, organisée autour du thème « Investir dans la paix, pour tous, partout, chaque jour », a réuni les élèves du secondaire ainsi que ceux du cycle préparatoire. Les échanges ont notamment porté sur l’implication des jeunes dans la recherche de la paix, dans un contexte marqué par une crise sécuritaire dans la région.
« Devenir des ambassadeurs de la paix »
Pour Martine Lwanzo, coordinatrice provinciale de La Prunelle RDC ASBL au Nord-Kivu, il est essentiel de sensibiliser les adolescents afin de les aider à devenir des acteurs et des ambassadeurs de la paix dans leurs communautés.
Elle a invité les élèves à mettre en pratique les messages reçus dans leur vie quotidienne et à les partager autour d’eux.
« La paix doit commencer par nous, par nos actes, nos propos et la manière dont nous vivons avec les autres. Bien sûr, nous sommes encore très jeunes, mais nous pouvons être des ambassadeurs de la paix. Que ces messages ne restent pas entre vous : allez les divulguer partout, dans vos familles, dans votre société et partout où vous allez passer », a-t-elle déclaré.

Selon elle, la construction de la paix ne relève donc pas uniquement des autorités ou des adultes, mais implique également les jeunes, notamment dans leurs relations avec leurs camarades, leurs familles et les autres membres de la communauté.
La santé également au cœur des échanges
La sensibilisation a également abordé la question de la santé, notamment les risques liés à la maladie à virus Ebola, causée par la souche Bundibugyo, qui a fait plusieurs victimes au cours de cette période de crise sécuritaire.
Pour Laureine Muhira, coordinatrice de NVDD asbl, la santé constitue un élément important à prendre en compte dans les efforts de construction de la paix, particulièrement dans un contexte de crise.
« On ne peut pas sensibiliser sur la paix en étant malade. Nous avons sensibilisé les enfants sur les dangers de cette maladie mortelle. Nul ne peut ignorer que nous sommes tous concernés par cette affaire, surtout les élèves », a-t-elle souligné.
Elle a appelé les élèves à respecter les mesures de prévention et les gestes barrières afin de contribuer à leur propre protection, mais également à celle de leurs familles et de leurs communautés.
Le milieu scolaire appelé à promouvoir le vivre-ensemble
De son côté, Tulinabo Jean de Dieu, préfet des études du Complexe Scolaire Antioche, a encouragé les élèves à faire de leur milieu scolaire un espace de paix et de cohésion.
Il les a notamment appelés à cultiver le vivre-ensemble, à éviter les discriminations et à se tenir à l’écart des messages de haine.
« Je pense que vous avez compris ce que nos invités nous ont dit. Nous devons être unis, forts et devenir des ambassadeurs de la paix. Et cette paix doit commencer par nous. Tu ne peux pas donner quelque chose que tu n’as pas », a-t-il déclaré.
Investir dans une jeunesse actrice de la paix
À Goma, les établissements scolaires accueillent des jeunes issus d’horizons différents. Pour les organisations ayant pris part à cette activité, les sensibiliser à la paix et à la cohésion sociale constitue un moyen de les outiller afin qu’ils puissent contribuer à la construction d’un environnement plus inclusif.
L’activité a ainsi permis de mettre en avant le rôle que peuvent jouer les jeunes dans la promotion du dialogue, du respect mutuel et du vivre-ensemble, tout en les sensibilisant aux risques sanitaires auxquels leurs communautés sont confrontées.
Pour les organisateurs, une jeunesse saine, consciente et unie constitue un élément important dans la construction d’une paix durable.
