La Société civile du noyau communal d’Ibanda alerte sur la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs quartiers de cette commune de la ville de Bukavu, notamment à Panzi et Ndendere. Elle fait état de plusieurs cas de découverte de corps sans vie ainsi que d’attaques à l’arme blanche et à feu.
Dans un communiqué publié ce lundi 28 septembre 2026, Murhula Machumbiko, président de la Société civile du noyau communal d’Ibanda, indique que plusieurs incidents sécuritaires ont été rapportés dans différents secteurs de la commune.
Lire aussi : Bukavu : un sexagénaire tué par balle et sa fille blessée à Ndendere
Les avenues Route d’Uvira, Saïo, Mulungulungu, Mulengeza 1er et 2e ainsi que Mushununu figurent parmi les zones citées par cette structure citoyenne.
Deux personnes tuées par balle en une nuit
Selon la Société civile, deux personnes ont été tuées par balle dans la commune d’Ibanda entre la soirée du lundi 21 et la nuit du mardi 22 septembre 2026. Les deux incidents se sont produits respectivement dans les quartiers Panzi et Ndendere.
Dans la matinée du mardi 22 septembre, le corps sans vie d’un homme d’une trentaine d’années a également été découvert sur l’avenue des Ouvriers 2, dans le quartier Ndendere.
Ces différents incidents suscitent des inquiétudes au sein de la population, dans un contexte déjà marqué par les incendies récurrents et des alertes concernant la présence d’hommes armés.
Appel à la vigilance et à la collaboration
Face à cette situation, la Société civile appelle les habitants à renforcer leur vigilance et à collaborer avec les chefs d’avenues, les chefs de quartiers ainsi qu’avec les services de sécurité.
Elle encourage également la population à participer à l’opération « Jicho kwa Jicho », présentée comme un mécanisme de surveillance en faveur de la sécurité.
« La population doit renforcer l’auto-surveillance au niveau des Nyumba Kumi ; contrôler, avec responsabilité et dans le respect des droits de chacun, les entrées et sorties dans nos avenues et signaler rapidement aux autorités compétentes tout comportement ou mouvement suspect », insiste la Société civile.
Les propriétaires appelés à mieux identifier leurs locataires
La Société civile demande par ailleurs aux propriétaires de maisons de présenter leurs futurs locataires aux chefs d’avenues avant la conclusion des contrats de location, afin de faciliter leur identification et leur enregistrement.
Lire aussi : Ngomo : quatre véhicules dépouillés lors d’un braquage sur l’axe Uvira-Bukavu
Elle recommande également aux cadres de base et aux autorités de procéder régulièrement au recensement et à la mise à jour des données de la population dans leurs entités.
La structure citoyenne préconise enfin l’installation ou la désignation de chefs d’avenues dans les avenues qui en sont dépourvues.
« La sécurité est une responsabilité collective »
La Société civile met toutefois en garde contre toute forme de justice populaire ou d’accusation sans preuve.
« Les auteurs d’actes criminels peuvent parfois se cacher au sein de nos communautés ou bénéficier de complicités. C’est pourquoi nous devons rester unis, vigilants et solidaires, sans tomber dans la justice populaire ni dans les accusations sans preuve. La sécurité est une responsabilité collective », conclut le communiqué.
