La Société civile de la chefferie de Ntambuka, dans le territoire d’Idjwi au Sud-Kivu, dénonce la perception de plusieurs frais qu’elle qualifie d’« illégaux » dans certaines écoles secondaires d’Idjwi 2. Elle demande aux autorités éducatives d’ordonner leur arrêt et la restitution des sommes déjà versées par les parents.

    Dans une correspondance adressée à l’Inspecteur du Pool Secondaire et au Sous-PROVED d’Idjwi 2, cette structure citoyenne dénonce notamment la perception de frais liés à « l’animation des élèves finalistes », dont les montants varieraient entre 3.000 et 10.000 francs congolais.

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    Elle pointe également des montants compris entre 1.500 et 5.000 francs congolais exigés pour les journaux de classe et d’autres fournitures scolaires.

    Selon la Société civile de Ntambuka, ces frais ne figureraient pas dans l’arrêté du gouverneur fixant les frais scolaires pour l’année 2026-2027.

    « Nous demandons aux autorités éducatives d’interdire immédiatement ces perceptions et de faire restituer aux parents les sommes déjà versées », plaide-t-elle.

    Des élèves renvoyés des établissements

    La Société civile dénonce également l’achat obligatoire de journaux de classe et d’autres fournitures directement auprès de certains établissements, pour des montants allant de 1.500 à 5.000 francs congolais.

    Pour cette structure citoyenne, ces pratiques constituent une charge supplémentaire pour des familles déjà confrontées aux difficultés économiques liées notamment à la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

    Elle alerte également sur les conséquences de ces perceptions sur la scolarité des enfants. Selon elle, certains élèves qui ne seraient pas en mesure de payer les montants exigés seraient renvoyés de leurs établissements et contraints de rester dans la rue pendant les heures de cours.

    La Société civile de Ntambuka estime que cette situation pourrait exposer davantage les jeunes à différents risques, notamment la consommation d’alcool, le vagabondage, le vol et les accidents de circulation.

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    Dans sa correspondance, elle évoque notamment le cas d’une écolière du groupement de Mugote qui aurait été mordue par un serpent alors qu’elle errait pendant les heures de cours après avoir été renvoyée de son établissement. Selon la Société civile, l’enfant serait décédée à la suite de cet incident.

    La Société civile exige des sanctions

    Face à cette situation, la Société civile de la chefferie de Ntambuka demande aux autorités éducatives d’interdire sans délai toute perception qu’elle considère comme illégale dans les écoles d’Idjwi 2.

    Elle réclame également la restitution immédiate aux parents des sommes déjà perçues ainsi que des sanctions administratives contre les chefs d’établissement qui continueraient à appliquer ces pratiques.

    « Nous réclamons la restitution immédiate aux parents des montants déjà perçus, ainsi que des sanctions administratives exemplaires contre les chefs d’établissement qui continuent ces pratiques », conclut-elle.

    La Société civile de Ntambuka prévient enfin qu’en cas de non-respect de ces demandes, elle pourrait saisir la justice et engager des actions citoyennes pour dénoncer ce qu’elle considère comme une violation des dispositions relatives aux frais scolaires et une mise en danger des enfants.

    Suzanne Baleke

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