Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole, a réagi aux critiques formulées par l’Union sacrée de la Nation à la suite de la déclaration des évêques sur le projet de révision de la Constitution. Il estime que la polémique entretenue autour de cette prise de position constitue une « diversion » qui détourne l’attention des véritables défis auxquels fait face la République démocratique du Congo.

S’exprimant dans une déclaration rendue publique, Mgr Donatien Nshole a rappelé que la démarche de la CENCO ne vise pas à se substituer aux institutions ou au peuple congolais, mais à attirer l’attention sur les enjeux liés à la paix, à l’intégrité territoriale et à la cohésion nationale.

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« Nous ne cherchons pas à nous substituer au peuple souverain. Les évêques n’aspirent qu’à la paix, à la préservation de l’intégrité territoriale et à la cohésion nationale », a-t-il déclaré.

Abordant la question de la révision constitutionnelle, le secrétaire général de la CENCO estime qu’un éventuel référendum organisé alors qu’une partie du territoire national demeure sous occupation poserait un problème de représentativité.

« Organiser un référendum sans la partie Est occupée par le M23, soutenu par le Rwanda, revient à faciliter le plan de balkanisation longtemps voulu par les ennemis de la RDC », a-t-il affirmé.

Mgr Donatien Nshole a également répondu aux interrogations sur le caractère consensuel de la déclaration de la CENCO. Selon lui, le document a bénéficié d’un large soutien de l’épiscopat congolais.

« Sur les 52 évêques concernés, 37 étaient présents lors de la rédaction de la déclaration et l’ont approuvée à l’unanimité. Ceux qui étaient absents ne l’ont pas boycottée ; plusieurs étaient empêchés pour des raisons objectives, notamment des contraintes sécuritaires ou pastorales », a expliqué le prélat.

Pour lui, les critiques portant sur la participation des évêques visent à détourner le débat du contenu du message adressé à la nation.

« C’est vraiment vouloir détourner l’attention des Congolais d’un message qui engage tout l’épiscopat congolais », a-t-il insisté.

Au-delà de cette controverse, le secrétaire général de la CENCO appelle les différents acteurs à concentrer leurs efforts sur les priorités nationales.

« Le pays va très mal. Le pays est en danger. Mettons-nous debout. Chacun doit faire ce qu’il peut pour réunifier le pays et ramener la paix », a-t-il exhorté.

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Ces déclarations interviennent quelques jours après la réaction de l’Union sacrée de la Nation, qui avait estimé que la prise de position de la CENCO sur la révision de la Constitution risquait de fragiliser les institutions de la République. Le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle continue ainsi d’alimenter les discussions sur la scène politique congolaise, entre les partisans du projet, qui le jugent nécessaire, et ses opposants, qui estiment qu’il n’est pas prioritaire dans le contexte actuel marqué par les défis sécuritaires et humanitaires.

Trésor Wilondja

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