Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI) organise, du 10 au 12 juin 2026, un colloque national scientifique consacré à l’évaluation de la Constitution du 18 février 2006. L’annonce est contenue dans une note circulaire signée le 5 juin 2026 par la ministre Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna.

Adressée aux présidents des conférences des chefs d’établissement, aux recteurs des universités, aux directeurs généraux des instituts supérieurs ainsi qu’aux responsables des centres de recherche, cette note invite l’ensemble de la communauté universitaire congolaise à contribuer à une réflexion scientifique sur les acquis, les limites et les perspectives d’évolution de la Constitution en vigueur depuis près de vingt ans.

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Selon le ministère, la Constitution du 18 février 2006 a joué un rôle déterminant dans la restauration de la paix, de l’unité nationale et de l’État de droit à l’issue de la transition politique. Elle a également permis des avancées significatives en matière de gouvernance démocratique et d’alternance politique.

Toutefois, le gouvernement estime que les profondes mutations auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée aujourd’hui, notamment sur les plans sécuritaire, démographique, environnemental et économique, justifient l’ouverture d’un débat scientifique approfondi sur l’adaptation éventuelle de ce cadre constitutionnel.

Le colloque a pour objectif de mener une analyse scientifique rigoureuse de la Constitution afin de formuler des recommandations susceptibles de renforcer l’État de droit, la gouvernance démocratique et le développement durable en RDC.

Les travaux se dérouleront simultanément dans trois villes du pays. Kinshasa accueillera le pool géostratégique, Kisangani le pool sociologique et environnemental, tandis que Lubumbashi abritera le pool industriel et de transition énergétique.

Le ministère précise que plusieurs catégories d’acteurs sont invitées à prendre part à ces assises, notamment les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les experts en droit constitutionnel et en sciences sociales, les institutions académiques, les centres de recherche ainsi que les étudiants de niveau avancé.

À l’issue des travaux, les participants devront produire un diagnostic scientifique approfondi de la Constitution, identifier ses acquis et ses limites, formuler des recommandations stratégiques et élaborer les actes scientifiques du colloque.

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Dans sa note circulaire, la ministre de l’ESU appelle les responsables des établissements d’enseignement supérieur à assurer une large diffusion de l’initiative, à mobiliser les chercheurs et enseignants-chercheurs et à désigner des experts capables de participer activement aux discussions.

« L’Université doit pleinement jouer son rôle de laboratoire d’idées et de force de proposition au service de la Nation », souligne la ministre Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna.

Cette initiative intervient dans un contexte où les débats autour de l’avenir de la Constitution congolaise occupent une place importante dans l’espace public. À travers ce colloque, le gouvernement entend s’appuyer sur l’expertise scientifique nationale afin d’éclairer les réflexions relatives à l’évolution institutionnelle du pays.

Jean-Luc M.

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