À l’occasion de la Journée internationale des femmes, des défenseurs des droits des femmes, des leaders communautaires et des élèves finalistes se sont réunis au Lycée Mulezi W’abana pour réfléchir aux stratégies d’autonomisation des femmes rurales dans le territoire de Walungu.
Organisée par le Groupe de Jeunes Engagés pour le Respect du Genre et le Développement Durable (GJE-RGDD), cette conférence-débat a transformé la célébration du 8 mars en un espace de réflexion et de plaidoyer pour un meilleur accès des femmes aux ressources productives et aux opportunités de développement.
Au cours des échanges, les participants ont confronté les expertises du développement rural aux réalités vécues par les femmes enseignantes, les leaders communautaires et les élèves finalistes du secondaire.
L’un des moments marquants de la rencontre a été l’intervention de Noël Burume Cokola, Secrétaire exécutif du Fonds Social du Kivu (FSKi). Dans son intervention, il a souligné que le développement durable du territoire de Walungu passe inévitablement par le renforcement du rôle économique des femmes.
Selon lui, l’accès direct aux ressources essentielles (notamment la terre, le crédit et la formation) constitue un levier indispensable pour renforcer l’autonomie économique des femmes rurales.
Il a également mis en évidence le rôle central que jouent ces dernières dans la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, établissant ainsi un lien étroit entre autonomisation économique et résilience écologique.
Le second volet de la conférence a été animé par Immaculée Bahizire et Sophie Kambaza, qui ont abordé les causes profondes des inégalités de genre dans les communautés rurales.
À travers leurs interventions, elles ont appelé la jeunesse à s’engager dans une véritable transformation sociale.
« Il est temps de briser les barrières sociales et de refuser les discriminations qui freinent le potentiel des filles de Walungu », ont-elles déclaré devant une assemblée composée notamment d’élèves finalistes et d’étudiantes.
Au-delà des interventions, la rencontre a été marquée par des échanges nourris entre les leaders communautaires et les participantes. Ces discussions ont mis en évidence une prise de conscience collective autour de la nécessité de promouvoir l’égalité des chances entre les femmes et les hommes.
Lire aussi : 8 mars 2026 : l’ONU dénonce un monde où la loi s’écrit encore au masculin
Les organisateurs du Groupe de Jeunes Engagés pour le Respect du Genre et le Développement Durable ont salué l’intérêt suscité par cette initiative, estimant qu’elle pourrait contribuer à renforcer la mobilisation communautaire en faveur des droits des femmes.
Ainsi, au-delà de la symbolique du 8 mars, cette rencontre tenue à Lycée Mulezi W’abana semble avoir ouvert la voie à un agenda local plus concret pour l’autonomisation des femmes et la promotion de l’égalité dans le territoire de Walungu.
