Le débat autour d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution en République démocratique du Congo continue d’alimenter la scène politique. Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia, s’est déclaré favorable à ce processus, affirmant que les élections prévues en 2028 devraient se tenir sur la base d’une nouvelle Constitution.
S’exprimant lors d’un meeting devant les partisans de son parti politique, ce membre du présidium de l’Union sacrée de la Nation a estimé que la Constitution actuelle peut être modifiée, comme le prévoit elle-même son dispositif légal.
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« La Constitution que je tiens dans ma main, j’étais là quand on l’écrivait. Les gens se chamaillent sur les réseaux sociaux, à la radio et à la télévision. Pourtant, la Constitution elle-même prévoit la possibilité de sa révision, notamment à son article 218 », a-t-il déclaré devant ses militants.
Selon lui, la seule chose qui ne peut être modifiée est « la Bible, en tant que parole de Dieu », insistant sur le fait que toute loi, y compris la Constitution, peut évoluer avec le temps.
Christophe Mboso N’kodia a également rappelé que la procédure de révision constitutionnelle est clairement encadrée. Elle peut être initiée notamment par le président de la République, les députés nationaux ou encore par une pétition soutenue par au moins 100.000 citoyens.
« Si les députés nationaux et plus de 100.000 citoyens approuvent l’idée du président de la République et se prononcent en faveur de la modification de la Constitution, celle-ci pourra être changée », a-t-il soutenu.
En République démocratique du Congo, la question de la révision constitutionnelle est revenue au centre des discussions politiques après une récente prise de position de Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, qui a choisi de ne pas soutenir cette initiative.
Depuis, le débat continue de diviser la classe politique et l’opinion publique : certains acteurs estiment qu’une nouvelle Constitution permettrait d’adapter les institutions aux réalités actuelles du pays, tandis que d’autres redoutent qu’une telle réforme ne remette en cause certains équilibres démocratiques.
