Le Secrétaire Général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a réaffirmé la volonté de son parti de procéder à une révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
Cette déclaration intervient après la sortie médiatique du vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, qui avait exprimé des réserves quant à l’opportunité d’un tel débat dans le contexte actuel.
S’exprimant lors d’une matinée politique organisée ce week-end, Augustin Kabuya a indiqué que la question de la révision constitutionnelle n’est pas nouvelle au sein de son parti.
Selon lui, cette réflexion a déjà été menée dans les différentes structures de l’UDPS depuis plusieurs années.
« Depuis 2024, toutes les structures de l’UDPS ont déjà discuté de cette question, notamment lors des États généraux des fédérations de l’intérieur et de l’extérieur. Pour nous, ce débat est déjà dépassé. Nous avons toujours estimé que cette Constitution devait être changée », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de l’UDPS a également insisté sur le fait que cette position s’inscrit dans la continuité de la vision du fondateur du parti, Étienne Tshisekedi wa Mulumba.
« Notre père idéologique avait déjà prévenu que cette Constitution représentait un danger pour la République. Il avait même affirmé que le jour où l’UDPS accéderait au pouvoir, cette Constitution serait changée », a-t-il ajouté, avant de lancer : « Soyez calmes, nous allons toucher à la Constitution ».
Cette prise de position ne fait toutefois pas l’unanimité sur la scène politique congolaise.
Pour l’opposant Prince Epenge, la priorité du pays ne devrait pas être la modification de la Constitution.
« Il faut changer Félix Antoine Tshisekedi et non la Constitution », a-t-il déclaré, affirmant que l’idée de révision constitutionnelle viserait à détourner l’attention des véritables problèmes du pays.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où plusieurs cadres de l’Union sacrée de la Nation ont déjà exprimé leur soutien à l’idée d’une révision ou d’un changement de la Constitution, évoquée à plusieurs reprises par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.
Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise pourrait ainsi prendre une place centrale dans la vie politique nationale dans les prochains mois.
