Du 1er au 2 février 2026 à Mwenga-centre, 50 jeunes filles ont participé à un atelier de formation sur le leadership féministe, les droits des femmes et des filles ainsi que l’égalité du genre. Cette activité s’inscrit dans la deuxième phase du projet « Wasichana na Amani » mis en œuvre par Kvinna Till Kvinna à travers La Prunelle RDC avec l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPBF).
La formation a principalement porté sur le leadership féministe, considéré comme un levier essentiel pour l’autonomisation des jeunes femmes et leur participation aux espaces de décision.
Les participantes ont été outillées sur les principes du leadership transformationnel féminin, la capacité à mobiliser les équipes, ainsi que la nécessité d’agir comme agentes de changement social dans leurs communautés.
Le facilitateur a souligné que le leadership féministe vise à lever les barrières structurelles et socioculturelles qui limitent la participation des femmes dans la gouvernance locale et dans la vie publique.
Un autre module important de l’atelier a été consacré à la sensibilisation sur les droits des femmes et des filles.
Les jeunes participantes ont été informées sur les inégalités persistantes liées au genre et sur les mécanismes de protection et de promotion des droits des femmes.
L’objectif de cette thématique était de renforcer la prise de conscience des jeunes filles face aux pratiques sociales discriminatoires qui favorisent encore parfois la domination masculine dans certains espaces décisionnels.
Les sessions de formation ont également abordé la notion d’égalité du genre, notamment la distinction entre les concepts de sexe et de genre ainsi que l’analyse des stéréotypes sociaux.
Les participantes ont été encouragées à comprendre que l’égalité du genre implique l’accès équitable des femmes et des hommes aux opportunités sociales, politiques et économiques.
Selon les formateurs, la promotion de l’égalité du genre constitue un facteur clé pour la consolidation de la paix et le développement communautaire dans le territoire de Mwenga.
Plusieurs jeunes filles ont exprimé leur satisfaction à l’issue de la formation, affirmant avoir acquis des connaissances nouvelles sur leurs droits.
Certaines participantes ont reconnu que les normes culturelles avaient parfois limité leur participation à la vie politique et à la prise de décision.
Elles ont cependant pris l’engagement de sensibiliser d’autres jeunes femmes sur la différence entre genre et sexe, la parité ainsi que l’importance de l’accès des femmes aux postes de responsabilité.
Une participante a indiqué que les réseaux sociaux et la sensibilisation communautaire pourraient être utilisés pour promouvoir le leadership féminin et les opportunités professionnelles des jeunes femmes.
Sarah Walumona, l’une des participantes, a déclaré : « Je comprends maintenant que nous, jeunes femmes de Mwenga, avons aussi des droits. Notre communauté était parfois marquée par des pratiques qui privilégiaient les hommes, surtout dans l’accès aux responsabilités politiques. Grâce à cette formation, j’ai compris qu’une femme peut occuper un poste de décision comme un homme. Je vais partager ces connaissances avec d’autres jeunes femmes et sensibiliser sur la différence entre genre et sexe ainsi que sur l’égalité des chances. »
Elle a également encouragé les jeunes femmes à utiliser de manière responsable les réseaux sociaux pour valoriser leurs talents, leurs initiatives et leurs parcours professionnels.
Cette formation s’inscrit dans les objectifs du projet « Wasichana na Amani », qui est dans sa deuxième phase qui vise à renforcer l’autonomisation des jeunes femmes, la promotion de l’égalité du genre et la participation des femmes aux processus de consolidation de la paix dans le Sud-Kivu.
