Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment continuer à respecter le cessez-le-feu sur l’ensemble des lignes de front dans la province du Nord-Kivu, tout en dénonçant des attaques qu’elles attribuent aux éléments de l’AFC-M23-RDF sur plusieurs fronts, particulièrement dans l’axe Walikale-Masisi.
Dans une communication rendue publique le 22 septembre 2026, l’armée congolaise affirme que ces attaques constituent une violation des engagements pris dans le cadre du processus de paix de Doha et de l’Accord de paix de Washington concernant la situation dans l’est de la République démocratique du Congo.
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Selon les FARDC, les offensives attribuées à l’AFC-M23-RDF auraient notamment entraîné des pertes en vies humaines parmi les civils, de nouveaux déplacements de populations ainsi que l’incendie de plusieurs villages.
Ces déclarations interviennent alors que des affrontements étaient encore signalés dans plusieurs zones du territoire de Masisi. Des sources civiles et militaires citées par Radio Okapi faisaient notamment état de combats sur l’axe Ngungu et dans le secteur de Katoyi, où des affrontements étaient signalés autour de Mitimingi.
Les FARDC invoquent leur droit à la défense
Face à ce qu’elles qualifient de « provocations », les FARDC affirment maintenir leur engagement à protéger le territoire national et les populations civiles.
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu et commandant des opérations, le général-major Évariste Somo Kakule, réaffirme ainsi, selon le communiqué, le droit des FARDC à défendre leurs positions ainsi que la population civile.
« Nos forces demeurent pleinement engagées à assurer la protection et la sécurité du peuple congolais, tout en respectant les engagements pris par la République démocratique du Congo dans le cadre du processus de paix », affirment les FARDC.
L’armée congolaise indique par ailleurs qu’elle entend répondre à toute offensive dirigée contre ses positions ou contre les populations civiles.
Une situation humanitaire toujours préoccupante
Les dernières semaines ont été marquées par une recrudescence des affrontements dans plusieurs zones de Masisi et de Walikale. Ces violences ont déjà provoqué de nouveaux déplacements de populations.
Radio Okapi rapportait notamment, début septembre, que des combats dans les territoires de Masisi et Walikale avaient contraint des habitants de plusieurs villages à fuir vers des zones jugées plus sûres.
Dans ce contexte, les FARDC appellent la communauté nationale et internationale à prendre acte de ce qu’elles présentent comme des violations répétées du cessez-le-feu et de leurs conséquences sur les populations civiles.
La situation demeure suivie alors que les processus de paix engagés à Doha et Washington se poursuivent parallèlement aux efforts visant à réduire les hostilités dans l’est de la RDC.
