La démolition des constructions considérées comme irrégulières dans certaines emprises publiques est entrée dans sa phase d’exécution à Fungurume, dans la province du Lualaba. L’opération intervient malgré les démarches entreprises par plusieurs députés qui auraient tenté de rechercher une solution ou une issue à la situation des personnes concernées.
Selon les informations recueillies sur place, les opérations de démolition sont en cours ce lundi, dans plusieurs espaces considérés comme concernés par les irrégularités constatées par les services de l’Urbanisme.
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Une mise en demeure avant les démolitions
Cette opération fait notamment suite à une mise en demeure de la Division provinciale de l’Urbanisme du Lualaba.
Dans ce document administratif, les services compétents indiquent avoir effectué des descentes sur le terrain, notamment les 23 juin et 14 août 2026, afin de constater la situation de plusieurs constructions.
À l’issue de ces contrôles, l’administration estime que certaines constructions présentent des irrégularités au regard des règles en vigueur en matière d’urbanisme et de construction.
Les constructions concernées sont notamment celles établies dans certaines emprises publiques, parmi lesquelles les espaces liés à la route nationale RN39, au chemin de fer, aux rivières ainsi qu’aux lignes à haute tension.
Un délai de huit jours accordé aux occupants
Dans sa correspondance, la Division provinciale de l’Urbanisme avait accordé aux personnes concernées un délai de huit jours à compter de la réception de la mise en demeure pour procéder volontairement à la démolition des constructions visées et remettre les lieux en état.
L’administration demandait également aux concernés de présenter leurs documents relatifs à la propriété ainsi que les autorisations de construire auprès de la Division provinciale de l’Urbanisme à Kolwezi.
La mise en demeure précisait qu’en cas de non-exécution dans le délai imparti, l’administration se réservait le droit de prendre les mesures administratives appropriées, notamment d’engager la procédure de démolition, sans préjudice d’autres sanctions prévues par la législation.
Des démarches politiques sans effet sur l’opération
À Fungurume, cette situation suscite des réactions, notamment parmi certains élus qui seraient intervenus auprès des autorités afin de rechercher une solution au problème.
Ces démarches visaient notamment à trouver une issue pour les personnes concernées par les constructions ciblées.
Malgré ces interventions, l’opération annoncée par les services de l’Urbanisme est désormais entrée dans sa phase d’exécution, selon les informations recueillies sur place.
Une opération dans un contexte de réforme de l’aménagement du territoire
La démarche intervient dans un contexte de renforcement du cadre juridique congolais en matière d’aménagement du territoire.
La Loi n°25/045 du 1er juillet 2025 relative à l’aménagement du territoire, entrée en application en août 2025, constitue désormais l’un des cadres légaux de référence en matière d’organisation et d’occupation de l’espace en République démocratique du Congo.
La nouvelle législation prévoit notamment un cadre plus structuré pour l’organisation et l’affectation des espaces, avec des responsabilités réparties entre les différents niveaux de gouvernance.
Entre respect des règles et préoccupations des occupants
L’opération de Fungurume place désormais les autorités face à un double enjeu : faire respecter les règles d’urbanisme et préserver les emprises publiques, tout en prenant en compte la situation des personnes dont les constructions sont concernées par les démolitions.
La question des documents de propriété et des autorisations de construire devrait notamment être examinée dans le cadre des procédures engagées par l’administration.
Les regards sont désormais tournés vers les autorités locales et provinciales pour suivre l’évolution de l’opération, son ampleur et les mesures qui seront prises à l’égard des personnes concernées.
À ce stade, les informations disponibles ne précisent pas encore le nombre exact de constructions visées par les démolitions ni le nombre de ménages concernés.
