Le Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI-RDC) a exprimé, dans une déclaration rendue publique à Kinshasa ce 18 avril 2026, sa vive inquiétude face à ce qu’il qualifie de « diminution de l’espace d’expression libre » au sein des partis politiques en République démocratique du Congo, dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs députés nationaux ont récemment été inquiétés, voire suspendus de leurs formations politiques, pour avoir exercé des initiatives parlementaires, notamment à l’encontre du ministre de l’Intérieur issu du parti présidentiel l’UDPS. D’autres élus ont été rappelés à l’ordre par leurs partis ou regroupements politiques, malgré les prérogatives constitutionnelles qui leur confèrent un mandat de contrôle de l’action gouvernementale.
Dans son communiqué, le COJESKI-RDC dénonce une restriction progressive des libertés internes dans les partis politiques, affectant notamment les débats contradictoires, les réformes internes ainsi que les mécanismes démocratiques de désignation des autorités morales. Le collectif regrette que ces formations soient « gérées comme des investissements privés », ce qui, selon lui, altère leur caractère d’intérêt public.
L’organisation de jeunesse affirme également constater des « attaques et menaces d’exclusion » à l’encontre des membres exprimant des opinions divergentes, nourrissant ainsi un climat politique marqué par un « conformisme aveugle », en particulier au sein des partis au pouvoir.
Le constat est jugé tout aussi préoccupant dans les rangs de l’opposition, que le collectif accuse de ne pas proposer d’approches alternatives crédibles en matière de gouvernance et de pratiques démocratiques internes.
Face à cette situation, le COJESKI-RDC appelle les partis politiques ainsi que l’opinion publique à préserver les acquis démocratiques et à promouvoir un espace politique ouvert, favorable à la diversité des opinions et au débat d’idées.
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Le collectif conclut en soulignant que la jeune démocratie congolaise ne doit « ni être menacée ni attaquée », mais plutôt renforcée afin de permettre à la République démocratique du Congo de consolider son État de droit.
