Au lendemain du dépôt d’une motion de défiance contre le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, le 13 avril 2026 à l’initiative du député Laddy Yangotikala Senga, des réactions en chaîne se multiplient au sein de la majorité en République démocratique du Congo.
Le regroupement politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés a officiellement désavoué deux de ses députés, Cizungu Ntaboba Landry et Placide Wenda Mukagwa, pour avoir apposé leurs signatures sur cette motion.
Dans un communiqué publié le mardi 14 avril 2026 et signé par son autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, l’AFDC-A a dénoncé une initiative individuelle, estimant que ces élus n’ont pas respecté les règles internes du regroupement. Le parti leur a ainsi demandé de retirer leurs signatures et a saisi sa commission de discipline pour examiner le dossier.
« Sans préjudice de la liberté constitutionnelle dont jouissent les élus dans l’exercice de leur mandat, le regroupement politique rappelle toutefois que ceux-ci demeurent tenus au respect des statuts et du règlement intérieur qui fondent leur engagement politique », précise le communiqué.
Dans la foulée, le député Cizungu Ntaboba Landry a annoncé le retrait de sa signature, à travers une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale. Il y reconnaît ne pas avoir obtenu l’aval préalable de son parti, tout en réaffirmant sa fidélité à son regroupement politique et à son autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo.
Par ailleurs, la députée Mpembi Isomi Bazego Thérère a contesté la présence de sa signature parmi les signataires de la motion. Dans une correspondance consultée par la rédaction de La Prunelle RDC, elle affirme que celle-ci aurait été utilisée sans son consentement.
Elle dénonce une fraude et sollicite à la fois le retrait de son nom de la liste des signataires ainsi que l’ouverture d’une vérification administrative ou technique sur l’authenticité des signatures.
« Que les autres signatures soient vérifiées, et que la consignation officielle de ma contestation soit actée dans les archives de l’Assemblée nationale », a-t-elle insisté.
Ces différentes réactions alimentent de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique, notamment sur les divisions et accusations internes aux partis politiques, dans un contexte marqué par une insécurité persistante à travers le pays.
