La soirée de ce mardi a de nouveau été marquée par un acte de violence dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Aux environs de 19 heures, un jeune homme d’une vingtaine d’années, identifié comme Daniel Kyambo, a été abattu par balle dans le village de Sungwe, situé dans le groupement de Bashitonga, en chefferie de Basile, à une dizaine de kilomètres du centre de Mwenga.
Selon des sources locales concordantes, la victime se trouvait en état d’ébriété au moment des faits. Elle aurait été prise pour cible par un homme armé non identifié, appartenant à une faction inconnue, qui serait venu de l’axe Ngando. Touché par plusieurs balles, le jeune homme est décédé sur place. À ce stade, les circonstances exactes de cette attaque demeurent floues, aucune communication officielle n’ayant encore été faite par les autorités locales.
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Ce drame s’inscrit dans un contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant dans cette partie du territoire de Mwenga. Ces dernières semaines, plusieurs incidents impliquant des hommes armés non identifiés ont été signalés dans les villages environnants. Il s’agit notamment d’attaques nocturnes contre des civils, de pillages, d’actes d’intimidation, ainsi que d’enlèvements suivis de demandes de rançon.
Face à cette situation, les habitants dénoncent une recrudescence de l’insécurité, aggravée par la circulation incontrôlée d’armes légères dans la zone. Plusieurs organisations de la société civile locale tirent la sonnette d’alarme, dénonçant l’insuffisance des interventions sécuritaires et appelant les autorités à renforcer de toute urgence la présence des forces de défense et de sécurité dans les zones à risque.
Certaines structures citoyennes évoquent également la persistance de groupes armés résiduels opérant dans la région, profitant de la vulnérabilité des populations rurales.
Par ailleurs, ce drame relance le débat sur la consommation excessive d’alcool, particulièrement chez les jeunes. Malgré les mesures d’interdiction ou de restriction prises par les autorités territoriales, leur application reste limitée. Des leaders communautaires estiment que l’alcoolisme expose davantage les jeunes à des situations dangereuses dans un contexte déjà instable.
Des habitants de Mwenga et de ses environs affirment vivre dans la peur et appellent à des actions concrètes pour restaurer l’autorité de l’État et garantir la sécurité des civils.
Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs de cet acte et d’établir les circonstances exactes de ce meurtre, qui vient s’ajouter à une série d’incidents similaires déjà enregistrés dans cette région confrontée à de nombreux défis sécuritaires.
