Au Sud-Kivu, la Division Provinciale de la Santé (DPS) a rapporté 484 cas de la maladie de Monkeypox (ou Mpox) à la fin de la douzième semaine de l’année. Le Docteur Claude Bahizire, directeur du programme national de communication pour la santé, a fourni ces informations à la rédaction de La Prunelle RDC.
Cette nouvelle statistique marque une hausse significative des cas par rapport à la semaine précédente, où 425 cas avaient été enregistrés sans décès. En comparaison, la dernière semaine a vu une augmentation de 59 nouveaux cas.
Depuis le début de l’année, le Sud-Kivu a recensé un total de 7043 cas suspects, dont 6687 guérisons. Malheureusement, la maladie a également causé 9 décès, parmi lesquels figurent 5 professionnels de la santé, ce qui souligne la gravité de la situation.
Le Dr. Bahizire a précisé que le traitement de la variole du singe, ou Mpox, ne repose pas uniquement sur la positivité des tests des patients, mais également sur l’entourage de chaque personne infectée. En effet, la maladie est hautement contagieuse, ce qui expose les proches des malades au risque de contamination.
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Les zones les plus touchées
La ville de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, a enregistré 532 cas depuis janvier 2025, dont 2 décès. En termes de répartition géographique, la commune de Kadutu est la plus touchée, avec 291 cas et 2 décès. Elle est suivie de la commune d’Ibanda (147 cas), puis de Bagira (94 cas).
Sur les 34 zones de santé que compte la province, 32 ont déjà rapporté au moins un cas de Monkeypox. Les zones les plus gravement affectées incluent Miti-Murhesa avec 899 cas, Nyangezi avec 605 cas, et Uvira, qui a enregistré 530 cas et un décès. Lulingu suit avec 457 cas, tandis que Nyatende dénombre actuellement 438 cas et un décès. Minova enregistre quant à elle 350 cas, également avec un décès.
Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires du Sud-Kivu continuent de renforcer les mesures de prévention et de traitement pour limiter la propagation de la maladie dans la province.