Le Mouvement citoyen de Lutte contre les Antivaleurs pour un Congo Émergent (MCLA-RDC) appelle les autorités compétentes à faciliter l’accès aux documents migratoires de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CPGL) dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu.
Dans une note de plaidoyer adressée au chef de poste provincial de la Direction Générale de Migration (DGM) et parvenue à la rédaction de La Prunelle RDC ce mercredi 11 mars 2026, ce mouvement citoyen plaide pour l’ouverture de guichets secondaires de délivrance des documents migratoires afin de répondre à la forte demande observée dans la ville.
Selon cette note, la récente réouverture de la frontière entre la République démocratique du Congo et la République du Burundi via le poste frontalier de Gatumba, après une longue période de fermeture, a entraîné une augmentation importante du nombre de citoyens souhaitant obtenir des documents migratoires.
Ces documents sont nécessaires pour régulariser leur situation administrative, voyager légalement et circuler librement dans la région des Grands Lacs.
Le MCLA souligne toutefois que l’affluence massive des demandeurs au bureau de la Direction Générale de Migration (DGM) à Uvira complique l’accès rapide aux services.
Cette situation concerne particulièrement les citoyens qui ont perdu leurs documents pendant la période de fermeture de la frontière ou ceux qui souhaitent désormais se conformer aux exigences légales de voyage.
Le mouvement indique également que la pression démographique actuelle à Uvira, liée notamment à la présence de déplacés internes et de retournés, contribue à accentuer la demande de documents administratifs.
Face à ces difficultés, le MCLA estime que l’ouverture de guichets secondaires permettrait notamment de désengorger les services existants, de faciliter un accès rapide et sécurisé aux documents migratoires, de renforcer la régularisation des mouvements transfrontaliers ou encore de promouvoir une meilleure collaboration entre l’administration et la population.
Le mouvement citoyen appelle ainsi les autorités provinciales et les responsables de la migration à envisager cette mesure afin d’améliorer la qualité du service rendu aux citoyens.
Dans cette note, le coordonnateur national du MCLA-RDC, Alphonse Mufariji, interpelle les autorités sur la nécessité d’adapter les services publics aux réalités locales.
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« Notre silence est un crime et une preuve de complicité », a-t-il déclaré, insistant sur l’urgence de répondre aux besoins des populations.
Selon le mouvement, l’ouverture de ces guichets secondaires contribuerait à renforcer la confiance entre l’administration migratoire et les citoyens, tout en facilitant la gestion des flux transfrontaliers dans la région.
