Un atelier axé sur le développement des stratégies de plaidoyer pour améliorer la participation des jeunes et des femmes aux instances décisionnelles s’est tenu mardi 14 avril à Kalemie, dans la province du Tanganyika, à l’initiative de l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC).
Organisée à l’hôtel La Vogue 1, cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Tufaulu Pamoja », phase 2, financé par l’ambassade de Suède à travers CAFOD. Elle vise à promouvoir une gouvernance participative et inclusive, en renforçant l’implication des jeunes et des femmes dans les processus de prise de décision ainsi quand les processus de paix à tous les niveaux.
Une vingtaine de structures de jeunes, membres de l’UJCC, ont pris part à ces assises, marquées par des échanges interactifs, des travaux de groupe et des réflexions collectives autour des défis et opportunités liés à leur participation aux sphères décisionnelles.
Sous la facilitation de Ludovic Kasongo, expert en gouvernance inclusive, les participants ont identifié les principaux obstacles limitant leur accès aux mécanismes de prise de décision, notamment la marginalisation, le manque d’espaces d’expression et la faible représentativité dans les organes délibérants. Ils ont également élaboré des stratégies de plaidoyer ainsi que des messages clés destinés à influencer les politiques publiques en faveur d’une inclusion accrue.
« Ces travaux permettent aux jeunes d’acquérir des outils essentiels pour développer des plaidoyers efficaces capables d’influencer les instances décisionnelles », a souligné le facilitateur.
Représentant le coordonnateur de l’UJCC en mission, Maurice Kabange, François Kazadi a indiqué que cette rencontre a offert aux participants une opportunité de réflexion sur leur rôle dans la gestion des affaires publiques et sur les moyens d’accroître leur engagement citoyen.
Au-delà des échanges, l’atelier visait également à doter les jeunes de compétences en matière d’analyse des politiques publiques, de communication stratégique et de mobilisation, en vue de co-construire une feuille de route de plaidoyer adaptée à leurs réalités.
Selon les organisateurs, cette démarche répond à un constat persistant en République démocratique du Congo : malgré leur poids démographique et leur potentiel, les jeunes, tout comme les femmes, restent faiblement représentés dans les instances de décision, où leur participation est souvent limitée à un rôle consultatif.
Convaincus de la pertinence des messages élaborés, les participants ont affirmé que leur implication effective dans la gouvernance et les processus de paix est non seulement nécessaire, mais également réalisable à travers des actions structurées et coordonnées.
Cet atelier s’inscrit dans une série d’activités prévues dans plusieurs provinces du pays, notamment à Kinshasa, Bukavu, Goma, Bunia et Kisangani, dans le but de renforcer une dynamique nationale de plaidoyer portée par les jeunes pour une gouvernance plus inclusive.
