La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a échangé avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, en marge de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme. Au centre des discussions : l’évolution jugée préoccupante de l’ordre international, marquée par des atteintes croissantes aux principes fondamentaux du droit international.
Selon les informations communiquées, les deux personnalités ont abordé les défis actuels du multilatéralisme ainsi que la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le Haut-Commissaire Volker Türk a salué les efforts entrepris par la RDC et encouragé la poursuite d’une coordination étroite sur la situation à l’Est du pays, en proie à des violences persistantes.
De son côté, la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a réaffirmé l’attachement constant de la RDC aux valeurs universelles des droits humains et aux processus de paix. Elle a souligné que le plaidoyer congolais s’inscrit à la fois dans l’histoire nationale du pays et dans une défense résolue du multilatéralisme.
Ces échanges interviennent alors que le gouvernement congolais, avec la participation de la société civile, a élaboré un rapport faisant état de plus de 17.000 atteintes graves aux droits humains. Le document recense notamment plus de 15.000 pertes en vies humaines, des centaines d’enlèvements, ainsi que des violences sexuelles alarmantes, avec en moyenne un viol signalé toutes les quatre minutes. Près de huit millions de personnes seraient affectées par la crise.
La 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme se tient dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits et des tensions géopolitiques, mettant à l’épreuve les mécanismes de protection des droits fondamentaux.

