Intervenons-nous

À quelques jours des festivités de fin d’année, commerçants et parents à Bukavu disent faire face à une crise économique de plus en plus préoccupante, impactant fortement les préparatifs de cette période traditionnellement marquée par une forte activité commerciale.

Rencontrés ce lundi 15 décembre, plusieurs vendeurs du marché Baba Chingazi indiquent que la situation actuelle affecte sérieusement leurs activités, contrairement aux années précédentes où cette période était synonyme de forte affluence.

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Madame Sylvie Neema, vendeuse de vêtements, décrit une situation difficile pour les commerçants.

« Actuellement, le mouvement d’achat est très faible. Les parents nous disent qu’ils n’ont pas d’argent. Nous venons au marché et rentrons parfois à la maison sans avoir vendu un seul habit. Comparativement à l’année passée, cette période était la plus animée avec beaucoup d’achats. Mais cette année, il n’y a pratiquement aucun mouvement », déplore-t-elle.

Elle pointe également du doigt la faiblesse de l’économie nationale et les charges fiscales qui continuent de peser sur les commerçants.

« Nous ne vendons presque rien, mais les taxes continuent à nous être exigées. L’économie du pays est vraiment faible et cela nous met en difficulté », ajoute-t-elle.

De son côté, Mademoiselle Grâce, une autre vendeuse du marché, confirme la baisse significative de la clientèle.

« L’année passée, il y avait beaucoup de mouvements. Des clients venaient même de différents territoires et parfois de la ville de Goma. Aujourd’hui, il n’y a que quelques clients de Bukavu, et ils sont très peu nombreux », explique-t-elle.

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Du côté des parents, certains reconnaissent ne pas se préparer pour les festivités de fin d’année. Ils attribuent cette situation au manque de moyens financiers et à la crise économique qui touche actuellement la ville de Bukavu.

Une situation qui laisse planer des inquiétudes tant chez les commerçants que chez les familles, à l’approche d’une période censée être festive et porteuse d’espoir.

Esther Rehema et Denise Neema

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