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La Société Civile du Sud-Kivu note une carence des magistrats de sièges dans plusieurs juridictions. Pourtant, six mois après, des magistrats recrutés pour 2024 ne sont ni formés ni affectés.

Au cours d’une communication avec la presse à Bukavu, la Société Civile du Sud-Kivu rappelle que cette situation aggrave la situation d’accès à la justice surtout en milieux ruraux.

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Pourtant, fait remarquer la Société Civile du Sud-Kivu, tous ceux qui ont été recrutés pour 2023 ont été affectés dans les différents parquets depuis février 2024.

« Cette situation  viole le droit à un procès équitable. Le Tribunal de paix de Mwenga ne siège plus depuis  plus de deux ans. Siège incomplet au Tripaix Kalehe, Tripaix Bukavu, Tripaix Fizi, Tripaix Uvira et Tribunal de Grande Instance d’Uvira, Tribunal de Grande Instance de Kavumu, Tripaix Shabunda la raison est que certains magistrats nommés restent à Kinshasa ou à Bukavu et ne veulent pas rejoindre leurs sièges », dénonce la puissante la Société Civile du Sud-Kivu.

Suite à cette situation urgente, la Société Civile appelle le conseil supérieur de la Magistrature à remplacer tous les magistrats nommés qui ne veulent pas rejoindre leurs sites et nommer d’autres.

« Il doit également, avec l’appui du Gouvernement, former et affecter les Magistrats de la vague 2024 pour combler le vide de ceux de 2023 qui auront été affectés dans les tribunaux », appelle la Société Civile du Sud-Kivu.

Dans ce même chapitre, la Société Civile révèle que les huissiers de justice, les agents de police de parquets, les greffiers sont pour la plupart non payés et ce sont les justiciables qui en paient le prix. 

Les rares qui sont payés reçoivent un salaire modique, dénonce la Société Civile. Il en est de même des agents pénitentiaires dans toutes les prisons de la province. Pour la Société Civile, cette situation est à la base du monnayage de visites dans les prisons du Sud-Kivu.

 « Nos élus doivent plaider pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des auxiliaires de justice. Il y a nécessité pour le gouvernement d’appliquer la nouvelle loi sur le régime pénitentiaire en toutes ses dispositions. La Société civile peut intervenir dans la vulgarisation de cette loi », dit Néné Bintu, la Présidente du Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu.

Mukamba Mulebelwa Big-Merci, depuis Kamituga

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