Intervenons-nous

En quête d’inspiration pour ses réformes électorales, une délégation sénégalaise a effectué une mission d’immersion au Centre électoral Bosolo, à Kinshasa. Entre innovation numérique et rigueur logistique, la République démocratique du Congo s’affirme comme un laboratoire africain de bonnes pratiques en matière de gouvernance électorale.

Le Centre électoral Bosolo, véritable tour de contrôle du processus démocratique en République démocratique du Congo, a accueilli ce mercredi une délégation venue du Sénégal, conduite par Souleymane Teliko.

Lire aussi : RDC : la CENI transmet le fichier électoral à l’ONIP en vue de l’identification biométrique nationale

Objectif : comprendre les mécanismes mis en place par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour garantir la transparence, la traçabilité et la fiabilité des opérations électorales.

Initiative portée par Denis Kadima Kazadi, président de la CENI, le Centre Bosolo se présente comme une infrastructure stratégique permettant la centralisation des données électorales, leur suivi en temps réel et leur diffusion sécurisée.

Plus qu’un bâtiment moderne, Bosolo incarne une nouvelle approche organisationnelle fondée sur la transparence opérationnelle. Pour les visiteurs sénégalais, il s’agissait d’observer comment la RDC a structuré un dispositif où chaque partie prenante peut suivre les différentes étapes du processus électoral avec un niveau accru de confiance.

La visite a débuté par la projection d’un film documentaire retraçant les différents cycles électoraux congolais. Ce retour historique a permis de contextualiser les réformes entreprises et de mesurer les défis relevés par la CENI dans un environnement souvent complexe.

La délégation s’est ensuite rendue dans les entrepôts logistiques. Sur place, elle a inspecté l’organisation des flux, les mécanismes de stockage et les conditions de conservation du matériel électoral.

Cette immersion a mis en évidence un principe clé : la crédibilité d’un scrutin repose autant sur la sécurisation numérique des données que sur la gestion physique rigoureuse des kits électoraux.

À l’issue de la visite, Souleymane Teliko s’est déclaré « particulièrement impressionné » par les avancées observées.

« Ces bonnes pratiques en matière de transparence et de gestion électorale pourraient utilement inspirer les réflexions en cours au Sénégal », a-t-il affirmé.

Lire aussi : RDC : La CENI publie le calendrier pour la suite des élections

Dans un contexte africain où la confiance entre institutions et électeurs demeure un enjeu central, l’expérience congolaise attire désormais l’attention de plusieurs pays du continent.

À travers ses réformes et l’opérationnalisation du Centre Bosolo, la CENI RDC semble ainsi avoir tracé une voie que ses voisins observent avec un intérêt croissant.

Joseph Aciza

Share.
Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.