Quelques heures après la sortie médiatique du vice-président du Sénat congolais, Modeste Bahati Lukwebo, critiquant l’idée d’une révision de la Constitution en République démocratique du Congo, le secrétaire général adjoint chargé des questions politiques et administratives de l’UDPS et conseiller du chef de l’État, Déo Bizibu, estime que le sénateur ne partage plus la même vision que les membres de l’Union sacrée de la Nation.
Dans un message publié sur sa page X, Déo Bizibu affirme qu’il est difficile d’ignorer l’existence de discussions sur la question de la modification de la Constitution « au sommet de l’État et au sein de l’Union sacrée », dont Bahati Lukwebo est pourtant membre du présidium.
« Le constat ici est simple : le sénateur Bahati Lukwebo ne partage plus la même vision avec les sociétaires de l’Union sacrée. Or, ne pas faire bloc dans les rangs derrière le commandant des troupes au front contre l’agression rwandaise ne peut être profitable qu’à l’agresseur Paul Kagame », écrit-il.
Selon lui, dans le contexte actuel marqué par la guerre à l’est du pays, tous les Congolais devraient mettre de côté leurs divergences et intérêts personnels afin de soutenir les efforts menés sous l’égide du président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« À l’étape actuelle de la lutte contre l’occupation rwandaise sous l’égide de Félix-Antoine Tshisekedi, tous les Congolais se doivent de taire leurs intérêts individuels et leurs divergences jusqu’à la libération totale. Ceux qui le doivent plus que tout, ce sont les populations du Kivu occupées et leurs leaders dont le sénateur Bahati Lukwebo fait partie. Dommage », poursuit-il.
Déo Bizibu s’interroge également sur la position du sénateur.
« Le sénateur Lukwebo peut-il prétendre avoir manqué l’occasion, depuis plus d’une année, d’aborder cette matière et de dire la vérité au Chef ? », écrit-il.
Lors de sa récente sortie médiatique, Modeste Bahati Lukwebo avait exprimé des réserves sur le débat autour de la révision de la Constitution en RDC.
Selon lui, les difficultés auxquelles le pays est confronté ne relèvent pas d’un problème de textes juridiques, mais plutôt de leur application par les responsables politiques.
Pour le vice-président du Sénat, la priorité devrait être de faire respecter les lois existantes plutôt que d’ouvrir un débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

