Intervenons-nous

    Un enfant de 11 ans a trouvé la mort par noyade dans la rivière Ruzizi, à Bukavu, le mercredi 4 février 2026. La victime, répondant au nom de Ayijibyoshi Nyamuziru, était élève au complexe scolaire La Charité, situé dans le quartier Nyalukemba, commune d’Ibanda, avenue Irambo 2.

    Selon les informations fournies par le chef d’avenue Hewa Bora, Bahala Ngaboneka Simon, l’enfant se trouvait en compagnie de ses camarades après la sortie de classe. Le groupe aurait d’abord organisé un match avant de se diriger vers la rivière Ruzizi. Arrivé sur place, Ayinjibyoshi s’est rendu au bord de l’eau avec ses deux jeunes frères qui faisaient partie du même groupe.

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    Malheureusement, l’enfant s’est noyé. Pris de panique, ses deux frères sont immédiatement retournés à la maison pour informer la famille du drame.

    D’après des sources locales, le jeudi 5 février 2026, aux environs de 6 heures du matin, des pêcheurs se trouvant du côté du Rwanda, non loin du cimetière, ont retrouvé le corps de l’enfant coincé dans leurs filets de pêche.

    Le chef d’avenue indique avoir refusé le retrait immédiat du corps afin de permettre le bon déroulement des enquêtes. Il précise avoir informé sa hiérarchie, notamment le bourgmestre, le chef du quartier Nyalukemba et la Police nationale congolaise, pour procéder aux constats et aux investigations nécessaires. La famille de la victime — le père, les tantes, les oncles et les voisins — s’est ensuite rendue sur les lieux après le constat officiel.

    Face à cette tragédie, le chef d’avenue Bahala Ngaboneka Simon lance un appel pressant à la population. Il déplore la fréquentation régulière de cette zone dangereuse, notamment par des femmes qui s’y rendent pour faire la lessive, parfois accompagnées d’enfants chargés d’aller puiser de l’eau.

    Selon lui, la zone présente un danger permanent : « Même lorsqu’aucune chute n’est visible, la profondeur et certains gaz présents dans l’eau peuvent provoquer des accidents graves », avertit-il.

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    Il affirme également organiser régulièrement des patrouilles de proximité, maison par maison, afin de surveiller les abords de la rivière, dissuader les riverains de s’y rendre et interdire formellement aux enfants d’aller puiser de l’eau dans cette zone à haut risque.

    Denise Neema & Appoline Kilauli

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