Une tentative de meurtre visant un nourrisson de trois mois a été déjouée lundi 13 avril 2026, aux environs de 15 heures, dans le village de Rugenge, groupement de Katala, en territoire d’Uvira. L’auteur présumé, un homme âgé de 60 ans répondant au nom de Ruhombo, a été arrêté peu après les faits.
Selon le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo, qui tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des violences dans la région, le drame a été évité de justesse grâce à l’intervention rapide des voisins et des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo.
D’après Josaphat Gady, président du MSCO Uvira, le suspect a été maîtrisé puis conduit en détention. Au moment des faits, les parents de l’enfant étaient absents. Le bébé, pris en charge en urgence, reçoit actuellement des soins à l’hôpital général de Kasenga.
Cet incident s’inscrit dans une série d’actes criminels enregistrés depuis le début du mois d’avril dans la ville et le territoire d’Uvira.
Parmi les cas récents :
Le 12 avril à Kanvimvira, un enseignant, Birawa Michel, a été abattu sur son lieu de travail par des hommes armés non identifiés ;
- Dans la nuit du 11 au 12 avril à Kiriyama/Rutemba, Siridio Nduimana, 35 ans, a été tué à la machette ;
- Le même jour, vers 19h, huit hommes armés en uniforme ont attaqué deux ménages, emportant argent, téléphones, biens de valeur et une batterie solaire ;
- Le 5 avril à Kasenga, un corps sans vie a été découvert sur l’avenue Mapendo, près du port Olga House, dans des circonstances encore non élucidées.
Face à cette montée de l’insécurité, le MSCO exprime sa vive inquiétude et appelle les autorités à agir rapidement. L’organisation recommande notamment le renforcement immédiat de la présence des forces de sécurité, la relance des patrouilles dans les quartiers et villages, l’ouverture d’enquêtes sérieuses pour identifier et poursuivre les auteurs de ces crimes.
Par ailleurs, la population est invitée à redoubler de vigilance, à limiter les déplacements nocturnes et à collaborer étroitement avec les services de sécurité. Les familles sont également appelées à mieux encadrer les enfants afin de réduire les risques liés à l’abandon ou à la négligence.
Cette succession d’incidents met en évidence une dégradation préoccupante de la situation sécuritaire dans cette partie du Sud-Kivu.
