Face à une insécurité persistante marquée par des enlèvements, des tueries ciblées et des déplacements massifs de population, le Mouvement Citoyen pour le Leadership et l’Action (MCLA-RDC) appelle les parents d’élèves d’Uvira à ne pas envoyer leurs enfants à l’école tant que la situation sécuritaire ne s’améliore pas.
Alphonse Mufariji, Coordonnateur national du MCLA, souligne que la reprise des activités scolaires dans un contexte aussi précaire constitue un réel danger. « L’ennemi est toujours actif à Uvira et ne respecte pas les processus de paix en cours », avertit-il.
Jean Claude, préfet de l’institut de Bonne Humeur, note que la peur généralisée perturbe les activités locales. « On ne sait plus qui dirige, et il y a de nombreux déplacements massifs », explique-t-il, soulignant que certaines écoles n’ont pas repris les cours.
À l’institut Nuru, le préfet indique que la situation sécuritaire est relativement calme, mais que les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux créent une forte détresse. « On entend des détonations et des crépitements de balles dans la périphérie d’Uvira. Même si les militaires sont peu visibles, certains policiers circulent dans la ville », précise-t-il. Il appelle les autorités locales à sensibiliser la population sur la reprise des activités scolaires.
Kakima Ephraïm, préfet de l’institut du Lac, confirme que la majorité des élèves ont fui vers le Burundi et la Tanzanie, compliquant toute reprise des cours.
Martin Mafikiri, coordonnateur provincial de la NSCC, confirme l’arrêt des cours à Uvira et dans le territoire.
« La population vit dans la psychose. Des affrontements se produisent souvent à 5 ou 8 km de la ville, et le crépitement des balles sème la peur », déclare-t-il, appelant à une réunion stratégique pour établir une paix durable.
Le MCLA interpelle également la communauté internationale sur le blocage du processus de paix, qu’il attribue aux actions des groupes rebelles, et demande au gouvernement congolais de renforcer les dispositifs sécuritaires. « La sécurité des civils n’est pas une faveur, c’est un droit », conclut Alphonse Mufariji.

