Intervenons-nous

Le coordonnateur territorial de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), Byamungu Shamamba Paul, dénonce la présence de nombreuses barrières illégales payantes qui entravent la libre circulation des personnes et de leurs biens dans la ville et le territoire d’Uvira. L’alerte a été transmise à la rédaction de La Prunelle RDC ce lundi 14 octobre 2025.

Selon la NSCC, la Route nationale n°5 (RN5), entre Kahwizi et Lubarika, est devenue le théâtre de tensions croissantes, marquée par la présence d’au moins 16 barrières contrôlées par des groupes armés, notamment les Wazalendo. Ces postes de contrôle, érigés illégalement, constituent un véritable calvaire pour les usagers.

« Les voyageurs se voient forcés de payer des sommes élevées pouvant atteindre 500.000 francs congolais pour un véhicule, l’équivalent du prix d’une simple bouteille d’eau comparée à leurs moyens », a dénoncé Byamungu Shamamba.

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Le coordonnateur de la NSCC ajoute que les voyageurs en provenance de Bukavu sont souvent traités comme des traîtres et contraints de verser des amendes arbitraires allant de 50.000 à 100.000 francs congolais, selon « l’humeur des contrôleurs ».

Cette situation, qualifiée d’« ignoble » par la NSCC, met en danger la population civile. « À ces barrières, nous enregistrons plusieurs cas d’intimidation, de violences physiques et d’extorsion de biens des passants », poursuit Byamungu Shamamba, appelant les autorités compétentes à intervenir d’urgence pour restaurer l’ordre public.

Un incident récent illustre la gravité du phénomène. Abdallah Nanenga, représentant de la communauté musulmane à Uvira, affirme avoir été attaqué et torturé par des éléments Wazalendo sur la RN5,

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« Ils m’ont dépouillé de tout mon argent. Là où je vous parle, je suis hospitalisé à cause de mon état critique », a-t-il témoigné, tout en appelant les autorités à lui venir en aide.

Face à cette insécurité persistante, la NSCC plaide pour une restructuration et un encadrement effectif des groupes armés Wazalendo, estimant que seule une prise en charge sérieuse de ces miliciens permettra de mettre fin aux abus enregistrés sur cet axe stratégique du territoire d’Uvira.

Divine Busime

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