Des frappes menées mercredi 25 février 2026 par des forces coalisées liées au gouvernement de Kinshasa auraient ciblé plusieurs localités du Sud-Kivu et provoqué des pertes humaines ainsi que des déplacements de populations civiles, a affirmé le porte-parole de l’Alliance Fleuve Congo, Lawrence Kanyuka.
Dans une communication publiée sur le réseau social X (anciennement Twitter), Kanyuka accuse le régime de Kinshasa d’avoir lancé une offensive d’envergure en utilisant des drones armés et de l’artillerie lourde contre des zones densément peuplées ainsi que contre les positions de l’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 Mars.
Trois localités visées selon l’AFC-M23
Selon cette déclaration, les attaques auraient été enregistrées à des heures précises. Vers 09 heures à Rutigita à Minembwe dans le territoire de Fizi, vers 10 heures 30 à Kitazungura dans le territoire de Kalehe, et vers 12 heures à Rugezi et ses environs.
Ces frappes auraient, selon le groupe rebelle, provoqué des victimes civiles, des déplacements massifs de populations et une aggravation de la crise humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo, selon la même source.
L’Alliance Fleuve Congo affirme que l’usage de drones armés et de bombardements dans des zones habitées constituerait une violation du droit international humanitaire, en rappelant que les hostilités devraient épargner les civils.
Le mouvement soutient par ailleurs que les forces gouvernementales alimentent une logique de « guerre totale » contre l’AFC-M23, accusant Kinshasa de multiplier les attaques malgré les engagements liés à l’Accord de Doha.
Dans sa communication, le mouvement armé affirme rester engagé dans le respect strict du cessez-le-feu ainsi que des obligations découlant de cet accord international.
Il appelle le peuple congolais et la communauté internationale à « prendre acte » des violations répétées du cessez-le-feu qu’il attribue au gouvernement congolais, estimant que ces actions compromettent les efforts de désescalade.
Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les affrontements armés continuent d’exposer les populations civiles à des risques sécuritaires et humanitaires.
À ce stade, aucune réaction officielle du gouvernement congolais n’a encore été rendue publique concernant ces allégations.

