Intervenons-nous

La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé un renforcement majeur de son appui technique et logistique au mécanisme chargé de suivre le cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC-M23), conclu dans le cadre des négociations de paix facilitées par l’État du Qatar.

Dans un communiqué publié ce mardi, la Mission onusienne salue les avancées jugées « significatives » réalisées à Doha, notamment l’accord sur les Termes de référence encadrant le fonctionnement du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+), chargé de contrôler la mise en œuvre du cessez-le-feu sur le terrain.

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Conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, la MONUSCO indique qu’elle est prête à fournir un appui technique et logistique accru à ce mécanisme, afin de garantir un suivi « crédible, transparent et opérationnel » des engagements pris par les parties.

« La MONUSCO se tient prête à appuyer un mécanisme de suivi et de vérification crédible dans les limites de son mandat et dans le plein respect de la souveraineté de la RDC », a déclaré Mme Vivian van de Perre, cheffe par intérim de la Mission.

La Mission onusienne met également en avant la mobilisation d’une large coalition d’acteurs régionaux et internationaux pour accompagner le processus de paix. Elle salue notamment l’implication du Qatar en tant que facilitateur, ainsi que le soutien des États-Unis, de l’Union africaine, de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Cette dernière est présentée comme l’épine dorsale du dispositif de vérification, dans le cadre du mandat qui lui a été confié par les chefs d’État de la région.

Alors que la situation sécuritaire demeure fragile dans l’est de la RDC, la MONUSCO souligne que son engagement vise avant tout à soutenir la désescalade, à prévenir la reprise des hostilités et à renforcer la protection des populations civiles, durement affectées par des années de conflit.

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La Mission affirme avoir déjà lancé des préparatifs internes pour rendre son appui « progressif et adaptable », afin de s’ajuster à l’évolution rapide du contexte sur le terrain.

Avec ce positionnement, l’ONU se place comme un acteur clé de la phase opérationnelle de l’accord de Doha. Reste désormais à savoir si les parties signataires traduiront ces engagements diplomatiques en une cessation effective et durable des combats.

Joseph Aciza

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