La population de Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu), continue de lancer un cri d’alarme face à une situation alimentaire jugée préoccupante. Un an après le retour des déplacés internes en provenance de Goma, la famine demeure une réalité quotidienne pour de nombreuses familles affectées par les conflits armés.
Des témoignages recueillis ce dimanche 4 décembre 2025 font état de grandes difficultés rencontrées par ces retournés pour assurer leur survie.
Plusieurs personnes interrogées expliquent qu’à leur retour dans leurs milieux d’origine, elles ont constaté que leurs champs avaient déjà été occupés et cultivés par d’autres personnes. Elles disent avoir dû attendre que ces derniers récoltent avant de pouvoir, à leur tour, recommencer à cultiver leurs propres terres.
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Cette situation a plongé de nombreux ménages dans une précarité extrême. Les familles peinent à se nourrir et à subvenir aux besoins essentiels, notamment la scolarisation des enfants, devenue presque impossible faute de moyens financiers.
Face à cette crise, les habitants de Kibumba appellent les autorités compétentes ainsi que les personnes de bonne volonté à leur venir en aide.
« Nous continuons à demander de l’aide. Cela fait une année que nous sommes rentrés, mais nous manquons toujours de quoi mettre sous la dent. Nous avons constaté que d’autres personnes avaient déjà cultivé nos champs, et ce n’est que maintenant que nous commençons à cultiver. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide, car nous souffrons vraiment », témoigne monsieur Habimana Bush, déplacé ayant séjourné sur le site de Kayembe Terrain.
Il convient de rappeler que ces déplacés internes, qui s’étaient réfugiés dans la ville de Goma, ont été contraints de regagner leurs milieux d’origine à la suite de l’occupation de la ville par les rebelles du M23.

