Des jeunes leaders de Goma et de Bukavu, réunis dans le cadre du Festival Social du Kivu (FESKI), ont appelé le gouvernement de la République démocratique du Congo et le mouvement AFC-M23 à privilégier un dialogue inclusif pour mettre fin à la crise sécuritaire persistante dans la région du Kivu.
Réunis à Bukavu autour du thème « Jeunesse du Nord-Kivu et du Sud-Kivu : catalyseur de la paix, de la résilience et de la gouvernance participative », ces jeunes ont insisté sur la nécessité d’impliquer activement la jeunesse dans les processus de paix et de prise de décision en cours en RDC.
Selon eux, les jeunes du Kivu, mais aussi de l’ensemble du pays, doivent être considérés comme des acteurs clés dans la recherche de solutions durables aux conflits qui secouent la région depuis plusieurs décennies.
Au-delà des acteurs nationaux, les participants ont également interpellé les organisations régionales, africaines et internationales, les appelant à accompagner les efforts de paix en RDC de manière responsable, impartiale et efficace, en vue d’aboutir à des résultats concrets et durables.
Dans leur déclaration, ces jeunes ont aussi lancé un message à leurs pairs, les invitant à rejeter les discours de division, de tribalisme et de manipulation, souvent à la base des tensions communautaires.
« Nous nous engageons à œuvrer activement pour la paix et la stabilité dans notre région, en menant des actions qui promeuvent le vivre-ensemble et la cohabitation pacifique », ont-ils affirmé.
Le Festival Social du Kivu s’est engagé à capitaliser les acquis de cette rencontre afin de les mettre au service des communautés locales, dans le but de contribuer à la reconstruction de la paix, au renforcement de la cohésion sociale et au développement durable.
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Cette initiative intervient dans un contexte sécuritaire préoccupant dans l’Est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, où les conflits armés continuent d’entraîner des pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations, avec des répercussions potentielles sur l’ensemble de la région des Grands Lacs.
